Citigroup vend ses activités japonaises

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Citigroup va désormais se concentrer sur la banque d'investissement, de courtage et les services aux entreprises et clients institutionnels.

Le groupe bancaire américain Citigroup a annoncé jeudi avoir trouvé un accord avec la troisième mégabanque nippone, Sumitomo Mitsui Banking Corporation (SMBC), en vue de lui vendre ses activités de banque de détail au Japon.

Le montant de la transaction, qui devrait être bouclée fin 2015, n'a pas été précisé, mais le quotidien économique Nikkei a évoqué la somme de 45 milliards de yens (308 millions d'euros au taux de change actuel).

Sumitomo Mitsui fusionnera l'entité rachetée avec sa filiale SMBC Trust Bank, née de l'acquisition de l'activité de banque privée au Japon de la Société Générale en octobre 2013, précise-t-il dans un communiqué, ce qui doit promettre "une transition en douceur".

Sumitomo Mitsui récupère 740.000 clients détenteurs de comptes totalisant environ 2.500 milliards de yens (17,2 milliards d'euros), dont beaucoup d'expatriés, ainsi que 1.600 employés et 32 succursales.

En revanche, l'activité de cartes de crédit n'est pas incluse dans la transaction, souligne Citigroup qui dit poursuivre la recherche d'un éventuel acquéreur.

Ce rachat va permettre à SMBC Trust Bank d'étendre considérablement ses opérations, actuellement focalisées sur une poignée de clients particulièrement fortunés, selon le Nikkei.

La banque japonaise espère par ailleurs profiter de comptes bien approvisionnés en devises étrangères de Citibank au Japon pour accélérer l'expansion de ses affaires hors de l'archipel.

De son côté, Citigroup va désormais se concentrer sur la banque d'investissement, de courtage et les services aux entreprises et clients institutionnels. "Citi est implanté au Japon depuis 1902 et c'est un important marché pour nous", a commenté le PDG de Citibank Japan, Peter B. Eliot, cité dans le communiqué.

Cette cession s'inscrit dans une stratégie plus globale de restructuration de la banque américaine. A l'agonie durant la crise financière après de mauvais paris sur l'immobilier, la banque a entrepris de se défaire de ses activités de proximité dans plusieurs pays afin de privilégier des créneaux plus lucratifs.

Elle s'est ainsi désengagée du Honduras, de la Turquie, de la Roumanie, de l'Uruguay et du Paraguay. Cet été, elle a aussi signé un accord pour la cession de ses activités bancaires en Espagne et en Grèce. En Belgique, les activités ont été reprises en 2012 par le Crédit Mutuel Nord Europe, également propriétaire de BKCP. Elles ont été rebaptisées Beobank.

Une dizaine d'autres pays sont dans son viseur: Corée du Sud, République tchèque, Hongrie, Egypte, Costa Rica, Guatemala, Nicaragua, Salvador, Pérou et Panama.

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