Publicité
Publicité

Confiant, KBC va récompenser davantage l'actionnaire

Le groupe KBC entrevoit la reprise "tant espérée" des activités sociales et un redémarrage de l'activité économique. ©EPA

Avec des résultats trimestriels supérieurs aux attentes, KBC rehausse ses prévisions annuelles et annonce la distribution d'un dividende supplémentaire. Le titre cédait 1% à l'ouverture avant de se redresser.

Le groupe KBC sort plus solide encore de ce deuxième trimestre et entrevoit un retour à la situation d'avant crise sanitaire. Le bancassureur bat ainsi les prévisions des analystes avec un résultat net de 793 millions d'euros, là où les attentes étaient fixées à 739 millions. Il y a un an, ce résultat s'affichait à 210 millions d'euros.

La Belgique contribue à hauteur de 528 millions à ce résultat, contre 168 millions pour l'activité tchèque et 140 millions pour les "marchés internationaux" (Hongrie, Slovaquie, Bulgarie, Irlande). Le résultat "Centre groupe" reste dans le rouge de 42 millions d'euros.

"Nous avons accordé quelque 0,9 milliard d’euros de crédits dans le cadre des divers systèmes de garantie liés au coronavirus mis en place par les gouvernements de nos marchés domestiques."
Johan Thijs
CEO de KBC

Les revenus nets d'intérêts progressent à 1,09 milliard, également supérieurs aux attentes (1,08 milliard).

"Comparés au trimestre précédent, les revenus nets d'intérêts ont bénéficié de la croissance continue des volumes de crédits, de l'application plus généralisée de taux d'intérêt négatifs sur certains comptes courants détenus par des entreprises et des PME, de la baisse des coûts de financement, d'un nombre de jours plus élevé au
cours de la période considérée, de l'augmentation des revenus d'intérêts provenant du portefeuille obligataire de l'assureur (obligations indexées sur l'inflation) et de l’incidence positive du change," lit-on dans un communiqué.

Les dépôts des clients ont progressé sur base trimestrielle de 4%. Le volume des crédits a crû de 2%. Le groupe précise qu'avec la fin du moratoire sur les crédits, les paiements ont repris pour 97% des crédits. "Nous avons accordé quelque 0,9 milliard d’euros de crédits dans le cadre des divers systèmes de garantie liés au coronavirus mis en place par les gouvernements de nos marchés domestiques", précise Johan Thijs, CEO de KBC.

KBC note toutefois une hausse de ses charges à cause de la prime covid exceptionnelle aux collaborateurs, l'inflation des salaires, l'augmentation des frais ICT, mais aussi un effet de change défavorable. Les charges ont ainsi augmenté de 5% à 972 millions d'euros.

Le risque s'éloigne

Au titre du premier semestre, les revenus nets d'intérêts ressortent à 2,2 milliards d'euros pour un résultat net de 1,35 milliard d'euros, soit 3,18 euros par action.

Johan Thijs se montre satisfait. "Si la prudence reste de mise, le sentiment général est celui d'une attente de la reprise tant espérée des activités sociales et d'un optimisme quant au redémarrage économique mondial."

"Si la prudence reste de mise, le sentiment général est celui d'un optimisme quant au redémarrage économique mondial."
Johan Thijs
CEO de KBC

Dans cet environnement, KBC a enregistré une reprise nette de réductions de valeur sur crédits de 130 millions d'euros, contre 76 millions d'euros au trimestre précédent.

Les provisions collectives constituées au titre de la crise du coronavirus s'élèvent désormais à 628 millions d'euros (contre 757 millions d'euros trois mois plus tôt).

Avenir clément

Compte tenu de ces résultats, le conseil annonce son intention de distribuer un dividende brut supplémentaire de 2 euros au titre de 2020. Pour l'exercice 2021, un dividende intérimaire de 1 euro sera proposé. "Nous ne changeons pas notre politique de dividende. Nous avons toujours dit que nous distribuons au moins 50% des bénéfices avec un dividende intérimaire versé en novembre."

62
millions d'euros
La première estimation de l'impact après réassurance (avant impôts) des inondations se situe autour de 41 millions d'euros (sous la législation actuelle). L'impact total est lui estimé à 62 millions d'euros.

Le groupe qui ressort des stress tests européens comme l'un des plus solides, s'attend désormais pour son exercice annuel à des revenus nets d’intérêts accrus de 100 millions à 4,4 milliards.

Le ratio de coût du crédit (CCR)est attendu à 0 point de base au lieu de la fourchette de 30-40 points de base.

Les coûts devraient aussi rester sous contrôle (+2%); et ce malgré les frais d'intégration de OTP Banka Slovensko et de la prime Covid exceptionnelle de 18 millions d'euros, dont celle de 500 euros décidées à l'échelle belge.

4.200 dossiers attendus pour les inondations

Pour son exercice 2021, le groupe KBC devra aussi tenir compte de l'impact des inondations en Belgique.

"L'ampleur réelle des pertes humaines et des dégâts matériels causés par ces conditions météorologiques extrêmes sera connue dans les semaines à venir. Néanmoins, la première estimation de l'impact après réassurance (avant impôts) se situe autour de 41 millions d'euros (sous la législation actuelle)."

Sans la prise en charge par les réassureurs, l'estimation s'élève actuellement à 62 millions d'euros. Ces chiffres sont basés sur les précédents sinistres du genre.

"Trois semaines après la catastrophe, ces estimations semblent se préciser. Nous sommes à peu près sûrs du nombre de sinistres qui devront être gérés et réglés directement par KBC/CBC, mais nous avons toujours des incertitudes quant à la taille des sinistres."

KBC estime qu'il devra faire face à quelque 4.200 dossiers ouverts pour sinistre. "Nous avons déjà réglé partiellement ou totalement 30% d'entre-eux", se félicite Johan Thijs, CEO.

Notons que plus tôt dans l'année, le groupe KBC avait aussi dû faire face à une tornade en République tchèque, dont le coût après réassurance s'élève à 12 millions d'euros.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés