Coup de mou pour ING Belgique

©Thierry du Bois

Le CEO du groupe ING a le sourire. Le trimestre se termine sur une belle progression de l'activité. Mais en Belgique, le tableau est plus gris: résultats en recul même si l'activité prêts et dépôts reste sur une tendance haussière.

Ralph Hamers, CEO du groupe ING , est heureux. La polémique sur son augmentation salariale terminée, il ne tarit pas d'éloges sur les performances de sa banque. "Partout notre activité commerciale reste forte. Nous enregistrons au trimestre une croissance de 12,3 milliards d'euros de crédits. Le coût du risque reste faible. Nous faisons la preuve d'une bonne gestion des coûts. Nos dépenses se sont réduites depuis le 4e trimestre 2017, alors que les coûts liés à des investissements dans notre croissance et des éléments non récurrents ont crû. Nous restons en ligne avec nos objectifs de réduction des coûts de 900 millions tels qu'énoncés dans notre plan stratégique 2021."

Et un petit mot sur la Belgique? "Je suis ravi du progrès effectué dans le dossier de fusion entre Record Bank et ING Belgique. Nous espérons compléter cette opération au premier semestre 2018." Il faut dire qu'ING Belgique vient de remporter une manche dans la querelle qui l'opposait aux agents de Record Bank qui dénonçaient la technique de migration de leurs clients vers l'enseigne ING. 

Ces éloges en chiffres, ça donne quoi?

Le groupe bancaire néerlandais affiche une hausse de 7,2% de son bénéfice net à 1,22 milliard d'euros, contre 1,14 milliard un an plus tôt. Par action, il ressort à 32 cents.

Ce résultat a été boosté par une progression de sa base de clients à 37,8 millions de personnes. L'activité "crédits" a aussi bien performé avec à la clé une provision pour risque de crédits d'à peine 85 millions d'euros. Elle était trois fois plus élevée un an auparavant et les analystes tablaient sur un chiffre pouvant aller jusqu'à 200 millions d'euros.

Le résultat sous-jacent avant impôts s'établit à 1,68 milliard (+2,1%) là où les analystes tablaient sur 1,65 milliard.

♦ Pour la Belgique (incluant le Luxembourg), la croissance est moins au rendez-vous. Le résultat sous-jacent avant impôts recule à 21 millions d'euros. "Le déclin par rapport au trimestre précédent est principalement dû aux coûts réglementaires, habituellement versés au premier trimestre."

Les revenus totaux chutent sur un an de 35 millions à 610 millions d'euros.  

Ralph Hamers se félicite toutefois de la poursuite de la croissance des volumes des prêts (à 83,4 millions d'euros) et des dépôts (83,7 millions d'euros). Le revenu net d'intéret souffre lui toujours de l'environnement de taux bas. 

Le coût du risque grimpe à 47 millions. 

 

©Document ING

 

Notons encore qu'au niveau du groupe, un capital solide avec un ratio sur fonds propres (CET1) de 14,3%. En termes de liquidité, le LCR est à 115%.

ING avait annoncé en octobre 2016 qu'environ 7.000 emplois seraient menacés dans les cinq prochaines années, principalement en Belgique et aux Pays-Bas, en raison d'un programme de réduction des coûts annuels d'environ 900 millions d'euros et en conséquence de la digitalisation des banques. Erik Van Den Eynden, patron du pôle belge annonçait récemment que 1.600 salariés avaient déjà quitté l'enseigne.

ING, qui emploie 51.000 personnes dans plus de quarante pays, confirme sa volonté de devenir "une plateforme bancaire digitale" et met l'accent sur l'innovation. Dans le cadre de sa stratégie "Think Forward", ING souhaite également investir 800 millions d'euros d'ici 2021 dans le cadre de sa transformation digitale.


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