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Covid: le patrimoine des Belges poussé à un nouveau record

L’épargne forcée des revenus élevés booste les liquidités détenues par les Belges à un nouveau record. ©© lev dolgachov

Au cours des trois premiers trimestres de 2020, près de 20 milliards d'euros sont venus gonfler les liquidités détenues par les Belges, soit un chiffre record, nous apprend une étude réalisée par les analystes d’ING.

C’est une conséquence inattendue de la crise du coronavirus, environ un Belge sur cinq estime qu’il a épargné davantage en 2020, la crise sanitaire ayant en effet forcé les Belges, et principalement les hauts revenus, à dépenser moins que d'habitude.

"Ce constat n’est pas tellement étonnant dans la mesure où la hausse du chômage (temporaire ou non) a surtout été observée dans les secteurs avec les salaires les plus bas."
Charlotte de Montpellier
Économiste chez ING Belgique

Si les ménages ayant le revenu mensuel net le plus élevé sont ceux qui ont le plus économisé, l’enquête nous apprend toutefois que plus d’un Belge sur quatre a moins mis de côté, particulièrement au sein des ménages dont le revenu mensuel net est inférieur à 2.000 euros.

"Ce constat n’est pas tellement étonnant dans la mesure où la hausse du chômage (temporaire ou non), et donc la baisse de revenus, a surtout été observée dans les secteurs avec les salaires les plus bas. Les personnes ayant un salaire plus bas ont, en outre, généralement tendance à consommer une plus grande partie de leurs revenus. Et cette consommation se focalise sur des dépenses plus difficilement compressibles", précise notamment Charlotte de Montpellier, économiste chez ING Belgique.

Les investissements en bourse ont la cote

5,8
milliards €
Ont été investis dans des actions cotées en 9 mois. Une première depuis 2009.

Si la situation est similaire dans toute l'Europe, aux États-Unis l'augmentation de l'épargne a touché toutes les catégories de revenus.

Ces montants ont été principalement déposés sur des comptes courants ou d’épargne, mais aussi investis, nous apprend également l'étude d'ING, qui vient confirmer le regain d’intérêt pour les bourses. Lors des neuf premiers mois de l'année dernière, 5,8 milliards d’euros ont en effet été investis dans des actions cotées, du jamais vu depuis 2009 et la crise financière.

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