Crédit aux entreprises : un léger mieux

©Lieven Van Assche

Les entrepreneurs constatent une amélioration de l’accès au crédit, tant en termes de coûts que de garanties, selon une enquête de la FEB et de CRiON.

Bruxelles (L'Echo) - Depuis le début de la crise économique et financière, la FEB et CRiON (courtier spécialisé en assurance crédit) sondent régulièrement un échantillon de sociétés belges concernant l’impact de la crise sur le financement des entreprises au sens large.

Au cours du mois de mai, les entrepreneurs ont été interrogés pour la quatrième fois et il ressort qu’ils perçoivent l’accès au crédit de manière légèrement plus positive qu’il y a six mois. "Cela confirme la tendance déjà amorcée précédemment", commentent les auteurs de l’enquête.

Concernant les crédits existants, 22% des entrepreneurs pensent toutefois que le banquier a augmenté le coût du crédit lors des six derniers mois, et 17% affirment que des garanties supplémentaires ont été demandées. Même si ces chiffres sont en diminution – ils étaient respectivement de 27% et de 29% il y a six mois, difficile de parler d’embellie…

S’agissant des nouvelles demandes de crédit, 35% des entreprises interrogées jugent que le banquier applique des taux plus élevés qu’avant la crise. 33% affirment que davantage de garanties sont exigées afin d’obtenir ou de renouveler une ligne de crédit. Ces chiffres étaient, il y a six mois, de respectivement 36 et 35%. Il y a donc une légère amélioration sur ce front.

En ce qui concerne les crédits interentreprises, l’enquête montre que les sociétés sont toujours confrontées à des délais de paiement plus longs et des retards de paiement. L’enquête met aussi en évidence que – malgré les efforts des assureurs crédit en matière de limites de crédit –, les entreprises font toujours preuve d’une importante réserve. De plus, un certain nombre de sondés constatent que le paiement des factures par les pouvoirs publics reste problématique et que ces derniers paient encore trop souvent en retard. Des délais de plus de 60 jours au-delà de la date d'échéance de la facture ne sont pas exceptionnels.

Selon l’enquête, 42% des répondants constatent que leurs fournisseurs exigent d’être payés plus rapidement (44% en novembre 2009) et 57% sont confrontés à des fournisseurs plus stricts en cas de paiement tardif (65% en novembre 2009). Parallèlement, 61% des entrepreneurs pensent que leurs clients paient moins vite qu’il y a six mois (64% il y a six mois). Ces chiffres montrent notamment que le crédit interentreprises ne constitue actuellement toujours pas une alternative au crédit bancaire. "Malgré l’amélioration des six derniers mois, la position de liquidité des entreprises est toujours sous pression", conclut dans un communiqué Isabelle Callens, directeur du département économique de la FEB.

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