De nouveaux "chevaliers blancs" pour Deutsche Bank

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Les rumeurs de marques d'intérêt pour la géante bancaire allemande se multiplient. Aujourd'hui, les noms de JPMorgan et d'Industrial and Commercial Bank of China sont cités.

Combien de temps encore, Deutsche Bank réussira-t-il à poursuivre sa route seul? Les rumeurs d'intérêts pour le groupe bancaire allemand en pleine tempête sont en effet légion.

Le magazine allemand Wirtschaftswoche affirme aujourd'hui que JPMorgan et Industrial and Commercial Bank of China (ICBC) seraient intéressés. Cette affirmation fait grimper le titre Deutsche Bank de 3,8% en Bourse de Francfort. Deutsche s'est refusé à tout commentaire. Aucune autre information supplémentaire n'a été obtenue auprès de JPMorgan ou ICBC.

Pour JPMorgan, Deutsche Bank ouvrirait en effet la porte à une place de choix à Francfort, cité financière appelée à prendre davantage de poids après le Brexit. 

Le magazine rappelle, en appuyant ses dires sur des rapports de banquiers d'affaires, que la valeur boursière du géant bancaire germanique ne cesse de se réduire. Il souligne aussi les trois pertes annuelles consécutives. Les changements opérés à la direction ont aussi mené à une réorientation stratégique: moins de banque d'investissement et une empreinte allemande plus forte dans la banque de détail. Alors que ces éléments peinent à séduire les investisseurs, ils éveillent l'attention des concurrents.

Et la situation de la banque inquiète au plus haut rang à Berlin. La chancelière Angela Merkel aurait rencontré mardi Axel Weber, ancien président de la Bundesbank et désormais président du conseil de surveillance d'UBS. Elle lui aurait ainsi demandé son avis sur la situation de Deutsche Bank.

Le président du conseil de Deutsche Bank, Paul Achleitner, avait lui (ré) émis récemment l'idée d'un rapprochement entre Commerzbank et Deutsche Bank. Certains observateurs annonçaient même des contacts pris avec les grands actionnaires de Deutsche Bank et le gouvernement allemand.

Une telle fusion aurait du sens pour booster les activités allemandes de banque de détail avec toutefois un "mais": sont-ils tous deux capables de combiner ces activités? Et que décidera le gouvernement qui détient 15% du capital de Commerzbank. "C'est comme attacher deux ivrognes en pensant que cela leur apportera plus de stabilité," ironisait un professeur d'Économie.

Le nom de BNP Paribas a aussi déjà été évoqué. Piste démentie par le CEO français, Jean-Laurent Bonnafé.


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