Deutsche Bank dit "oui, mais" à la fusion avec Commerzbank

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Deutsche Bank entrouvre la porte en vue d'une fusion avec sa rivale Commerzbank. Certes, la porte n'est pas encore grande ouverte en attendant de voir comment se déroule l'exercice du premier trimestre.

Fusionner avec Commerzbank ne semble plus totalement exclu pour Deutsche Bank . La direction de la géante bancaire allemande, qui se prépare à publier demain ses résultats annuels, concède désormais qu'un rapprochement avec sa rivale est une option, entend-on de personnes briefées sur les intentions du directoire. Une précision, certes: "c'est une option, oui, mais seulement si aucune amélioration claire n'apparaît à l'issue du premier trimestre."

Rappelons qu'il y a une semaine encore, un membre du conseil d'administration avançait que "personne au conseil de surveillance ne souhaitait cette fusion". Dans une question parlementaire, une secrétaire d'État avait auparavant reconnu que de multiples contacts avaient été pris au second semestre 2018 entre la direction de Deutsche Bank et le politique. Le dossier continue donc de diviser.

C'est que Deutsche Bank ne cache plus que depuis les derniers mois de l'année dernière son image a pâti de la descente de police dans ses bureaux et qu'elle fait face à un environnement difficile. Toutefois, personne n'a souhaité en ce jour confirmer l'ouverture de la voie vers la fusion.

"Patience"

Le CEO, Christian Sewing plaide pour la patience avant d'obtenir les résultats de son plan actuel centré sur des réductions de coûts et la stabilisation des parts de marché. Les années de restructuration infructueuses ont en effet érodé les revenus du groupe sans possibilité de renverser la tendance. De quoi alimenter la spéculation sur une fusion des banques allemandes, toutes deux en difficultés.

Actuellement, Sewing continue d'avoir la confiance des grands actionnaires, mais les pertes irritent. Le cours de l'action est en berne et a perdu près de la moitié de sa valeur l'an dernier, avant d'effacer une partie de ses pertes en fin d'année.

Quant au gouvernement allemand, il considère peu probable que Sewing puisse redresser la barre avant qu'un éventuel ralentissement économique ne complique davantage la donne, dit-on dans la sphère politique. Berlin a en effet annoncé hier une révision à la baisse de ses prévisions de croissance pour 2019.

Si Deutsche Bank est restée muette, pas plus de commentaires n'ont été obtenus dans le chef du ministre des Finances.

Les regards seront donc tournés demain vers l'institution qui selon les analystes devrait publier un revenu en recul pour la huitième fois consécutive. Le CFO, James von Moltke, a déjà indiqué à Bloomberg que décembre avait été un mois difficile.

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