Deuxième "oui" syndical chez BNP Paribas Fortis

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Le syndicat chrétien (la CNE francophone et la LBC flamande) a donné ce jeudi son accord de principe sur les textes voulus par la banque. Le SETCa-BBTK socialiste en avait fait dit oui la veille. Réduction du personnel et allongement du temps de travail vont donc entrer en vigueur.

BNP Paribas Fortis a ce qu'elle voulait, à savoir l'accord (de principe, à ce stade) de deux des trois organisations syndicales sur son double objectif : la réduction du personnel et l'allongement du temps de travail (d'une heure par semaine) sans hausse de salaire pour ceux qui restent.

Le syndicat chrétien (CNE, côté francophone et LBC, côté flamand) a en effet donné ce jeudi matin son accord de principe, comme l'avait fait la veille le syndicat socialiste (SETCa-BBTK).

Sur trois ans

BNP Paribas Fortis, première banque du pays avec 13.000 employés, entend réduire ses efffectifs de quelque 2.500 emplois à l'horizon 2021. La banque compte notamment sur les départs naturels (retraites et autres démissions non remplacées) mais cela ne suffira pas. C'est pourquoi, elle a prévu une série de mesures pour atteindre ces objectifs, notamment un nouveau plan de départs anticipés qui sera proposé à quelque 800 collaborateurs âgés de 58 ans ou plus, et des formules de mobilité externe sur base volontaire.

Ces différentes mesures seront couchées dans une convention collective de travail (CCT) dite de "garantie d'emploi" par laquelle, schématiquement, la banque s'engage à ne pas licencier pendant trois ans ou, si elle licencie quand même, à payer une indemnité complémentaire.

"La nouvelle CCT Garantie d’Emploi entrera en vigueur avec effet rétroactif au 1er janvier 2019 pour une durée de trois ans", indique la banque ce jeudi. L'autre CCT, qui traite de "l’actualisation de l’organisation du travail entrera progressivement en vigueur".

Le syndicat libéral (CGSLB) a déjà dit qu'il ne signerait pas, jugeant que cette hausse du temps de travail correspondait "à une diminution de salaire de près de 3%". "Nous n'accepterons jamais que nos collègues doivent mettre la main à la poche pour permettre le départ anticipé d'autres collègues", avaient insisté les bleus au début du mois.

Donnant donnant

La banque voulait obtenir le "oui" des deux syndicats avant de passer à l'action. Dans la négociation avec les syndicats, la banque a lié les deux CCT et a bien fait comprendre que le budget (plus de 100 millions d'euros) seraient débloqué pour les mesures d'accompagnement à la condition que les deux CCT soient signées. Sans cela, la perspective de quelque 1.000 licenciements secs était sur la table.

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