Dexia: cession et Banque postale au menu

Dexia va d’annonce en annonce. A peine a-t-il dévoilé le troisième volet de son plan de redressement, que le conseil se penche sur une éventuelle cession et le projet de partenariat avec Banque postale.

Grande réunion des administrateurs ce matin chez Dexia. Au programme, l'investor day de ce mardi qui a pour objectif d'annoncer les objectifs du groupe à l'horizon 2014. Un point sera également accordé au partenariat avec la Banque Postale et selon le site "Wansquare" à la cession d'une filiale étrangère de Dexia Credit Local. "Selon plusieurs administrateurs contactés, il devra être question de la sortie de Dexia d'un pays où sa part de marché n'est pas déterminante", lit-on sur le site. Les négociations avec l'acheteur ne semblent cependant pour l'heure pas encore finalisées.

Dossier politique

Autre point à l'ordre du jour, donc, le partenariat avec la Banque Postale. Mais dans ce dossier très politique, l’Etat français et la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), premier actionnaire de Dexia (17,6% du capital), poussent en faveur de ce projet de société commune. Côté Banque Postale, on préférerait une solution moins risquée qui passerait par la souscription d’obligations foncières émises par Dexia.

Certains annoncent que ce Conseil fera remonter à la surface les sempiternelles rumeurs de querelles franco-belges. WanSquare évoquait en effet jeudi une probable "rébellion des actionnaires belges" en raison notamment du manque d’information sur le projet avec La Poste, et du manque d’objectivité d’administrateurs de la CDC, bras armé de l’Etat. Une rébellion jugée peu crédible par plusieurs sources proches du dossier.

Le projet Banque Postale échappera-t-il donc au spectre de l’échec tel que celui du rapprochement San Paolo IMI-Dexia? A l’époque, Arcofin et Ethias, notamment, s’étaient opposés à l’opération au motif qu’ils seraient sérieusement dilués dans le nouvel ensemble.

Pour l’heure, Dexia continue d’appliquer les mesures imposées par la Commission européenne. Le groupe doit réaliser une réduction bilantaire de 35%, notamment via des cessions en Italie, Espagne et Slovaquie, et une réduction de la dépendance au financement à court terme à quelque 10%.

En attendant, l’action s’inscrit depuis le début de l’année à la baisse. Le cours a ainsi dégringolé depuis le 1er janvier 2010 d’environ 27&flexSpace;% avec, il est vrai, un rebond pour la période estivale. Le titre sous-performe ainsi largement sur cette même période l’indice sectoriel DJ Stoxx 600 des banques européennes (- 6,7%).

Et Jean-Pierre Lambert, de KBW, d’indiquer: "Jusqu’à récemment, l’équipe dirigeante a passé 80% de son temps à combattre l’incendie. Elle est à présent en mesure de consacrer plus de temps à la restructuration des activités stratégiques."

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