Dexia met le point final à son chapitre allemand

Wouter Devriendt, CEO de Dexia, a déjà indiqué qu'il sera plus difficile et plus coûteux de réduire davantage le bilan. ©BELGA

Avec la finalisation de la vente de sa filiale allemande DKD, Dexia voit son bilan se tasser d'un coup de 15%.

En décembre dernier, Dexia annonçait la vente de sa filiale DKD pour 352 millions d'euros à la landesbank allemande Helaba. Ce deal est désormais définitif et peut être qualifié d'exploit.

Tout comme Dexia Israël, cédée l'an dernier, la filiale allemande figurait dans la liste des activités "invendables".

L'enseigne est spécialisée dans le financement des municipalités locales via des instruments utilisés en Allemagne (Pfandbrieven). La quête d'un repreneur aura duré plus de deux ans. C'est désormais chose faite.

Dexia devra toutefois acter une moins-value de 115 millions d'euros sur cette vente. C'est néanmoins une sacrée étape dans la réduction bilantaire de la banque résiduelle.

Pour rappel, lors de son implosion en 2011, Dexia était à la tête d'un bilan gigantesque (650 milliards d'euros). Depuis 8 ans, le management de la banque oeuvre à sa réduction rapide tout en tentant au maximum de ne faire porter aucun risque sur les contribuables belges et français, garants de la banque.

Le démantèlement de la banque est ainsi depuis quelques années passé à la vitesse supérieure. En 2018, le bilan s'était encore réduit de 14%. Grâce à la cession de DKD, ce sont 24 milliards supplémentaires qui disparaissent du bilan, soit 15%. Reste à savoir si Dexia va pouvoir poursuivre à ce rythme.

Le CEO, Wouter Devriendt, a déjà indiqué qu'il devenait de plus en plus difficile et coûteux de réduire davantage le bilan. Le groupe garde encore en portefeuille des activités en Italie. L'éventuelle vente de cette succursale pâtit toutefois des préoccupations grandissantes sur les finances publiques italiennes.

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