Dexia quitte le CAC 40

Les actions des groupes Dexia et Lagardère vont quitter le CAC 40 à partir du 20 septembre. Elles seront remplacées par Natixis et Publicis, dans l'indice vedette parisien inchangé depuis un an.

 

Cette décision a été prise par le Conseil scientifique des indices, qui décide des entrées et sorties au sein du CAC 40.

 

La sortie de Dexia et Lagardère n'est pas une immense surprise, dans la mesure où leur capital flottant (placé en Bourse) tournait autour de 3 milliards d'euros, soit environ 0,5% du poids de l'indice vedette chacun, loin derrière Total, le poids lourds de l'indice (12%).

 

Ils quittent par ailleurs un indice qu'ils connaissent bien. La banque franco-belge y figure depuis 1999 sous sa forme actuelle mais depuis 1993 à l'époque dénommée Crédit Local de France, tandis que le groupe diversifié Lagardère en était pensionnaire depuis 1994.

Les deux titres vont désormais rejoindre le CAC Next 20, antichambre du CAC 40, regroupant vingt valeurs, indice où évoluaient jusqu'à présent Natixis et Publicis.

Publicis, numéro trois mondial de la publicité, signe son retour dans le CAC 40 après y avoir séjourné entre 2004 et 2006 tandis que c'est une première pour la banque Natixis créée fin 2006 et dont la maison mère est le groupe BPCE. Après une année 2009 très difficile, les deux groupes relèvent la tête. Publicis vient de publier des résultats au premier semestre meilleurs que prévu qui ont confirmé l'embellie du secteur après une année 2009 noire. Quant à Natixis, qui a connu de lourdes pertes en 2009, il a entamé 2010 sous de meilleurs auspices, nettoyant ses portefeuilles les plus nuisibles.

 

Ce remaniement devrait permettre aux deux valeurs entrantes d'avoir une place de choix dans le portefeuille des gérants de fonds et séduire plus d'investisseurs.

 

Une entreprise qui accède à la première division boursière est notamment assurée que son titre devient incontournable dans les portefeuilles des gérants qui essaient de répliquer les performances de l'indice vedette.

 

En revanche, ces changements ne devraient pas modifier en profondeur l'équilibre du CAC 40, où le secteur énergétique (25%) et la finance (17%) se taillent la part du lion.

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