Dividende stable pour Deutsche Bank

Josef Ackermann, CEO de Deutsche Bank (pict.ARNE DEDERT)

Le géant bancaire allemand termine sur un résultat net annuel en progression de 86% malgré un important recul du bénéfice au dernier trimestre.

Deutsche Bank voit pour l'exercice 2011 son résultat net bondir de 86% à 4,3 milliards d'euros. Une tendance totalement inversée cependant au dernier trimestre où le bénéfice net s'est contracté de 69% comparé à l'année précédente à 186 millions. Les analystes du consensus Dow Jones Newswires tablaient sur un réusltat net à 572 millions d'euros. En cause notamment, les performances diminuées de sa division de banque d'investissement en raison des incertitudes des marchés financiers.

Le géant bancaire note encore un bénéfice imposable trilmestriel de 392 millions d'euros en provenance de l'activité banque de détail et de gestion d'actifs et de richesse n'a pas suffi à compenser une perte trimestrielle de 422 millions d'euros dans la banque de financement et d'investissement (BFI).

Les performances en baisse de sa division de banque d'investissement avaient déjà contraint en octobre le groupe à renoncer à sa prévision annuelle d'un bénéfice opérationnel de 10 milliards d'euros. Le bénéfice opérationnel s'est finalement établi à 6,6 milliards d'euros en 2011.

"Le quatrième trimestre a été marqué par une activité de marché modeste, en raison des incertitudes persistantes et l'aversion au risque des investisseurs", explique Deutsche Bank dans un communiqué. "Nous partons du principe que le secteur des banques d'investissement ne retrouvera pas ses anciens niveaux de revenus record dans un futur proche. Mais même si le gâteau devient plus petit, Deutsche Bank pourra toujours en prendre une grande part", a expliqué le CEO Josef Ackermann
"Les activités de marché en Europe, l'un des piliers de Deutsche Bank, ont été particulièrement touchées par la crise de la dette européenne", poursuit le communiqué.

Au quatrième trimestre les provisions pour risques de crédit sont passées à 540 millions d'euros, contre 406 millions d'euros un an plus tôt.
Sur la période le groupe a dû passer pour 144 millions d'euros de dépréciations supplémentaires sur ses obligations publiques grecques, des litiges juridiques lui ont coûté 380 millions d'euros et ses investissements d'entreprise ont accusé une perte de 722 millions d'euros.

"Deutsche Bank a de nouveau prouvé qu'elle peut aussi atteindre des résultats honorables dans des conditions difficiles", s'est félicité Ackermann. Et de conclure à trois mois de son départ du groupequ'il avait eu à coeur de réduire les risques au maximum en fin d'année comme "cadeau de départ" à ses successeurs, pour ne pas leur réserver de mauvaises surprises.

S'il a jugé son groupe "bien positionné" pour profiter de "la nouvelle ère après la crise financière", il n'a pas pronostiqué une fin prochaine de celle-ci et n'a pas livré de prévision de résultat pour 2012, une année "remplie de défis politiques et économiques", avec une évolution de la conjoncture mondiale "difficile à prédire".

Le ratio de fonds propres "core tier one" ressortait pour sa part à la fin du dernier trimestre à 9,5%. Par ailleurs, le géant bancaire allemand annonce pour 2011 un dividende stable à 0,75 euro.

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