En attendant de connaître son sort, Generali Belgium met les bouchées doubles

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Le groupe italien Generali s’interroge sur son maintien dans certains pays, dont la Belgique. En attendant, Generali Belgium déroule sa stratégie de croissance. Ses activités en vie ont progressé de de 30% l’an dernier, et même de 85% en branche 23. Le résultat net atteint lui 89 millions d’euros : +33%.

C’est une situation pas banale que celle de Generali Belgium. Alors que la filiale du groupe italien met les bouchées doubles pour gagner des parts de marché, le groupe passe en revue ses actifs et s’interroge sur son maintien dans une série de pays, dont la Belgique. Selon Reuters, l’assureur a chargé Deutsche Bank d’examiner les options possibles pour son entité belge. Dans le jargon, ceci revient à dire que c’est le moment pour les repreneurs potentiels de se manifester.

En attendant, Generali Belgium continue sur la stratégie de croissance que le groupe lui a donnée en 2014. Le 12e assureur du marché (2,3% de part de marché fin 2015) a ainsi bouclé l’année 2016 sur un bénéfice net de 88,9 millions d’euros, en progression de 33% sur un an. Ce montant, le meilleur jamais atteint par l’entité, représente un peu plus de 4% du profit dégagé par le groupe dans son ensemble.

• Branche 23

La croissance à deux chiffres, comme l’an dernier, se vérifie aussi dans les volumes puisque les primes encaissées l’an dernier ont atteint 800 millions d’euros, en hausse de 19%. La hausse vient de l’assurance vie, +30% à 595 millions d’euros. "C’est le résultat de la stratégie que nous avons commencé à mettre en place en 2014", situe Martin Sturzlbaum, le CEO de Generali Belgium. "Nous avons décidé de shifter la production en vie, des produits avec garantie vers ceux de branche 23". Avec cette dernière, les primes versées sont investies dans des fonds d’investissement, sans garantie de rendement ni sur le capital.

En branche 23, la hausse chez Generali a même de 85% l’an dernier, à près de 200 millions d’euros, à contre-courant du marché qui a reculé de 27% dans le même temps. "Notre ambition pour 2017 est devenir la référence sur le marché belge en matière de produits unit-linked", situe Martin Sturzlbaum. En assurance dommages, la hausse des encaissements est de 1,4% (à 251 millions d’euros), en ligne avec celle du marché.

Nouveaux courtiers

Accélération digitale, gestion des coûts ou encore sélection des clients en non-vie sont également au sommet de l’agenda chez Generali. Historiquement plus forte au sud du pays, la firme veut aussi être plus présente en Flandre, en attirant à elle de nouveaux courtiers à qui elle propose "une plateforme multicanal qui permet notamment au courtier de travailler en full digital", souligne Tom Vanham, chief distribution officer.

De nouveaux courtiers, Generali en a déjà attiré en 2016. La maison a en effet signé pour la branche 23 avec plus de 100 intermédiaires, en provenance notamment d’Axa. En septembre, l’enseigne française a annoncé sa décision de stopper cette production; quand un acteur s’en va, sa place ne reste pas longtemps vide.

Résumons-nous. Il y a deux ans, Generali a décidé de monter en puissance en Belgique et cela commence à se voir sérieusement. L’assureur aurait-il fait ceci pour rien, si le groupe basé de Trieste décide prochainement de pousser sur le bouton stop? Réponse prudemment confiante de Martin Sturzlbaum: "Ce que je peux vous dire, c’est qu’avec les résultats que nous dégageons, nous sommes confiants pour la suite."

Martin Sturzlbaum: "qu’avec les résultats que nous dégageons, nous sommes confiants pour la suite". ©rv

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