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Enquêtes tous azimuts pour ING

©BELGA

La banque néerlandaise n'est toujours pas fixée sur son sort dans le cadre d'affaires de corruption et de blanchiment d'argent en cours aux Pays-Bas et aux États-Unis. En Belgique, c'est maintenant la Banque nationale qui ouvre une enquête sur les implications d'ING dans les "Panama Papers".

ING n'en finit pas de tremper dans des affaires sujettes à caution. Après les révélations la semaine dernière des "Panama Papers" sur ING Belgique (lire aussi encadré ci-dessous) qui a fourni des comptes offshore à des oligarques russes, le suspense se prolonge sur le sort qui guette la banque néerlandaise dans le cadre d'affaires en cours de corruption et de blanchiment d'argent aux Pays-Bas et aux États-Unis.

Selon un communiqué de la banque néerlandaise, des informations sur les conséquences potentielles de ces enquêtes sont attendues au cours du troisième trimestre de l'année. En l'état, à quelques encablures de publier ses résultats semestriels, ING considère ne pas être en mesure d'"estimer les délais, l'étendue et les montants des amendes, des peines ou d'autres sanctions à venir", précisant seulement qu'"elles pourraient être significatives".

Une enquête de la Banque nationale de Belgique

ING Belgique est dans l’oeil suite aux dernières révélations des Panama Papers. Le ministre des Finances Johan Van Overtveldt a ainsi demandé à l’Inspection spéciale des impôts (ISI) d’ouvrir une enquête sur la banque et notamment sur les 25 sociétés offshore (au moins) connectées à la succursale ING Belgium, Geneva branch, assumée juridiquement par ING Belgique.

Certaines ont été liquidées mais d’autres restent actives. Dans la majorité des cas, les clients derrière celles-ci sont des Russes fortunés et actifs dans le gaz et le pétrole.

Selon nos informations, la Banque nationale de Belgique (BNB) vérifie aussi si ING Belgique a pris des mesures suffisantes pour prévenir le blanchiment d’argent par l’intermédiaire de sa succursale à Genève.

"Une politique défaillante en matière d'intégrité"

Autrement dit, ING n'est toujours pas fixée sur le montant de la transaction à régler pour mettre fin aux poursuites. Seul le paiement de cette lourde facture évitera à l'établissement bancaire un long procès pénal et les risques de perte d'image.

La banque basée à Amsterdam est mise en cause dans le cadre de ces affaires pénales depuis 2016. "Ces affaires sont l'illustration d'une politique défaillante en matière d'intégrité" avait commenté en avril 2017 un porte-parole des services de répression des fraudes du parquet néerlandais.

En mars dernier, l'enquête de la justice et des services fiscaux des Pays-Bas avait pris un tournant singulier. Ces administrations avaient enclenché une procédure de 'monitoring' pour le moins inhabituelle consistant à garder la mainmise sur la marche au quotidien des affaires de la banque. Une mesure s'apparentant en fait à une mise sous curatelle.

Dans ce dossier à charge, ING est impliquée à plusieurs titres. Outre, un scandale de corruption en Ouzbékistan, la banque aurait "trempé" dans une affaire de blanchiment d'argent sale lié au secteur des casinos dans les Antilles. Elle est aussi mise en cause dans un réseau organisé d'évasion et de fraude fiscale à Amsterdam dont auraient bénéficié des dizaines d'entreprises européennes.

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