Épuisé, le personnel d'ING passe à l'action

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Le personnel d’ING est en colère et épuisé. Des actions sont menées ce mardi tant à Bruxelles qu’à Mons et à Gand.

Devant le siège bruxellois d'ING, avenue Marnix, des tonelles sont installées. Sur des tables, les syndicalistes invitent les clients et le personnel à presser des oranges. D'un côté, une machine électrique performante leur sert un bon jus, de l'autre le nectar est obtenu à la force des poignets. "Nous expliquons aux clients et au personnel que d'un côté, la direction nous promet un outil performant et finalement nous devons offrir au client un service optimal avec un matériel pas au top", explique Geoffrey Hantson, de la CNE.  

Lors des conseils d’entreprise, la direction dit mettre le paquet sur l’IT, mais on attend toujours.
Geoffrey Hantson
CNE

Avec cette action symbolique, le front commun syndical dénonce un manque d’effectifs face à la charge de travail et le non-respect, par la direction, des engagements pris lors de la restructuration de 2016, ce qui pèserait sur le personnel.

Un point cristallise particulièrement les mécontentements: les développements informatiques. "L’IT chez ING est déplorable. Il y a beaucoup de bugs et les produits destinés aux clients ne sont ni conviviaux, ni faciles, ce qui pose problème quand on se dit la première banque digitale du pays", souligne Geoffrey Hantson. Pour le syndicaliste, la transformation digitale se doit d’être plus regardante vis-à-vis des intérêts des clients "qui auront toujours besoin d’un service de qualité et de proximité, quoi qu’on en dise! Lors des conseils d’entreprise, la direction dit mettre le paquet sur l’IT, mais on attend toujours."

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Tendance sectorielle

La situation d’ING n’est guère différente de celle observée auprès des autres acteurs du secteur financier. "La semaine passée, des actions étaient organisées chez Allianz. Chez eux aussi, la transformation du travail se fait à marche forcée. Dans le secteur, on voit donc les investissements anticipés se traduire par des suppressions d’emplois", renchérit Philippe Samek, également à la CNE.

Autre point de grogne chez ING: la réduction du réseau d’agences. "Les annonces récentes de fusions d’agence non planifiées et non discutées avec les syndicats ne sont qu’un exemple parmi d’autres qui font que le corps social d’ING perd confiance et s’interroge."

Le syndicaliste dénonce aussi un manque de formations, voire l’impossibilité de suivre des formations faute de personnel, et la nécessité, chez ING, comme chez des concurrents tels qu’AXA, d’être plus "agile", c’est-à-dire enclin à changer de fonctions.

Avec cette action, les syndicats appellent la direction à rapidement retrouver la table de la négociation.

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