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Fin du système de pointage chez Belfius

©Photo News

La direction et les syndicats de Belfius s'accordent sur une nouvelle convention collective. Elle est assortie d'une nouvelle organisation de travail. Un des points de l'accord réside ainsi dans la suppression du système de pointage au siège de la banque.

Depuis près d'un an, direction et partenaires sociaux de Belfius étaient réunis autour de la table. Au programme: des discussions en vue d'une nouvelle convention collective mais surtout en vue d'une nouvelle approche de l'organisation du travail. Aujourd'hui, plusieurs sources font état de la signature proche d'un accord préliminaire. D'autres se veulent plus prudentes.

Les divergences d'opinions entre syndicalistes chrétien, socialiste et libéral sont légion au sein de l'établissement. La dernière convention n'avait ainsi été signée que par un seul syndicat, menant à des recours en justice de la part de la FGTB et de la CGSLB. Il semble pourtant que cette fois-ci les trois syndicats soient sur la même ligne.

Que trouve-t-on à l'agenda de cette convention collective?

→ Fin du système de pointage: Le but est de donner aux employés davantage de liberté pour remplir leur journée de travail. "Au siège de la banque à Bruxelles, nous utilisons une sorte de pointeuse qui nous enregistre via notre badge. Il est prévu que ce système disparaisse." La banque a ainsi mené un test auprès de volontaires. Au final, une évaluation basée sur le travail fourni et non plus sur le nombre d'heures prestées, montre qu'il est possible de mieux adapter la journée de travail à la situation familiale et aux déplacements domicile-travail.

Le système de pointage sera remplacé au choix par un enregistrement des heures effectives de travail via l'ordinateur des salariés, ou via la fin de toute comptabilisation des heures prestées. Dans le premier cas, le salarié devra veiller aux connexions et aux déconnexions à chaque pause, comme c'est déjà le cas dans les agences et dans les sièges régionaux. La récupération d'heures, jusqu'ici possible, sera petit à petit supprimée jusqu'à l'évaluation du système prévue en 2022.

Dans le seconde option, les heures supplémentaires ne sont plus reprises, pas plus que le temps de travail n'est enregistré. Les salariés doivent donc veiller à s'assurer qu'ils prestent leurs heures et surtout qu'ils atteignent leurs objectifs.

Pour certains partenaires sociaux, ce système pourrait mener à des dérives avec au final une pression accrue de la charge de travail. 

→ Le télétravail: Comme c'est déjà le cas dans la branche assurance, Belfius veut promouvoir le télétravail. La convention prévoit ainsi une extension de la réglementation actuelle à du télétravail sur base volontaire deux jours par semaine.

Belfius s'aligne de la sorte sur les pratiques enregistrées au sein de la concurrence. "La mobilité et la flexibilité sont un critère important pour les jeunes dans le choix de leur employeur. Dans le sillage de NWOW ("new way of working"), nous parlons à Belfius de BeWOW ("Belfius way of working")", entend-on. La banque a ainsi recentré ses services dans la tour Rogier; de quoi procéder à plusieurs millions d'euros d'économies. Côté bien-être des salariés, Belfius a mis à disposition dans son siège central un nouveau restaurant d'entreprise où petits pains et crêpes sont cuits sur place, sans oublier une salle de fitness.

→ Les chèques repas: Bien que la CCT ne porte pas sur ce point, de petits éléments de rémunération ont été négociés. Il est ainsi question de la valeur des chèques-repas qui passe de 5,55 à 8 euros pour une contribution des employés inchangée. Cette augmentation est issue de la prime sectorielle unique.

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