Guerre des offres sur l'héritage de Dexia

©BELGA

Dexia avait cédé sa filiale israélienne à l'été dernier à un groupe d'investisseurs institutionnels. Depuis, Dexia Israël fait l'objet de deux offres de reprise.

Bank of Jerusalem annonce une révision à la hausse de son offre sur Dexia Israël Bank à 730 millions de shekels (175 millions d'euros) en cash et en actions. Cette offre est toutefois concurrente à celle d’Israël Discount Bank qui avait proposé de mettre sur la table un montant de 670 millions de shekels (160,5 millions d'euros). Des négociations sont donc en cours avec les deux parties.

Bank of Jerusalem avait déjà introduit une offre en août dernier. Elle avait alors été rejetée. L'enseigne attend désormais une réponse de Dexia Israël d'ici la semaine.

Cette "guerre des offres" pour Dexia Israël est pour le moins surprenante. Cette année, Dexia avait annoncé se défaire définitivement de sa banque israélienne. En mars, elle avait cédé 58,89% des parts à un groupe d'investisseurs institutionnels pour la somme de 350 millions de shekels (83 millions d'euros); de quoi valoriser Dexia Israël à 142 millions d'euros. Cette offre de Bank of Jerusalem revoit cette valorisation à la hausse de quelque 23%.

Des années durant, Dexia Israël Bank a été un dossier problématique, dont Dexia n’a pu se défaire rapidement. Sa vente était toutefois une exigence de l'Europe dans le cadre de la résolution ordonnée de la banque.

La banque du Moyen-Orient était sujette aux plus fortes controverses et la cible d'activistes de la paix. Ils accusaient la banque des autorités locales israéliennes de financer l'occupation des territoires palestiniens en Cisjordanie. Malgré la vente de la banque par Dexia, elle garde toujours la même appellation.

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