ING à l'amende en France

Depuis deux ans, les régulateurs européens gardent un œil sur la banque néerlandaise. ©EPA

Le superviseur français a infligé une amende de trois millions d'euros au groupe néerlandais pour des manquements en termes de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme.

Il y a deux ans, le groupe ING consentait à conclure une transaction pénale d'un montant de 775 millions d'euros avec la justice néerlandaise afin d'éviter de nouvelles poursuites dans des affaires relatives à du blanchiment d'argent. Depuis lors, les régulateurs européens gardent un œil sur la banque néerlandaise. En Belgique, la Banque nationale a ainsi mené un audit visant à identifier les points faibles de l'enseigne orange en la matière.

Le superviseur français a également lancé une enquête. Si celui-ci n'a trouvé aucun cas concret de blanchiment, il a constaté que la banque affichait des manquements dans sa politique de surveillance des risques de blanchiment et du financement du terrorisme.

L'établissement ignorait ainsi quels clients étaient "politiquement proéminents", une étiquette conférée à des personnalités potentiellement vulnérables à la corruption. ING a également trop peu tenu compte de la spécificité de ses clients retail lors de l'analyse des risques de blanchiment. C'est pourquoi elle se voit infliger une amende de trois millions d'euros.

Ce mardi, ING annonçait par ailleurs qu'elle va mettre fin à ses activités retail en Autriche, où elle est active depuis 2003. D'ici juin, elle cessera de proposer ses produits d'épargne aux clients commerciaux autrichiens. ING abandonnera complètement ses activités retail dans le pays avant la fin de l'année, mais restera active sur le segment corporate. En février, le groupe indiquait se retirer du marché retail tchèque.

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