ING Belgique accélère la restructuration de son département IT

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La banque va réduire dès cette année ses effectifs IT, qui en un an vont passer de 1.215 à 1.000 équivalents temps plein. Compte non tenu des externes, ce sont 150 contrats internes qui disparaissent. Ce n’est pas ce qui était prévu au départ, lors de l’annonce de la restructuration. Qu’est-ce qui a changé?

ING Belgique a décidé d’accélérer la restructuration de son département IT, a appris L’Echo. Les effectifs, qui étaient de 1.215 équivalents temps plein (ETP) à la fin de l’année dernière, devraient passer à 1.000 ETP en décembre prochain. Ce "redéploiement", comme on dit en interne, sera enclenché au mois de juin.

La banque confirme mais tient à relativiser la portée de sa décision, dans la mesure où les emplois perdus sont pour partie des contrats externes (64 ETP) et où certaines fonctions (pour les ingénieurs spécialisés) pourront être transférées vers d’autres départements au sein de la banque.

1.000
À la fin de cette année, les effectifs IT seront de 1.000 équivalents temps plein chez ING Belgique, contre 1.215 un an plus tôt.

En octobre 2016, au moment d’annoncer la suppression de plus de 3.000 emplois en Belgique d’ici 2021 (un job sur trois), la banque prévoyait que l’IT reste massivement à bord pendant les premières années de la restructuration, contrairement aux départements "retail" (le réseau d’agences) ou "financial markets", où les coupes claires sont en cours depuis le début. à l’époque, la banque estimait en effet que la création d’une plateforme IT commune aux Pays-Bas et à la Belgique allait mobiliser les troupes informatiques dans un premier temps. Après quoi, il était prévu de réduire massivement les effectifs de ce côté-là aussi, avec plus de 600 suppressions de poste à partir de 2019.

Plus vite, plus loin

Plus de franchisés

ING Belgique va franchiser 36 agences au second semestre de cette année, dont 10 à Bruxelles et alentour, et 14 en Wallonie. La liste est sur lecho.be.

Depuis début 2017, 119 agences ont été franchisées par ING. Avant de poursuivre en ce sens, la banque va d’abord devoir gérer l’intégration de Record Bank. La fusion juridique (Record Bank est absorbée par sa maison mère) se fera ce 30 avril, après quoi les clients migreront par vagues, entre début mai et mi-juin.

Le réseau Record Bank vit donc ses dernières heures. Sur 371 agents indépendants, seuls 66 ont signé pour rejoindre le réseau ING. Pour les autres, la fin de la relation est soit négociée soit encore en discussion, au cas par cas.

À noter, le nom Record ne disparaîtra pas complètement puisqu’une nouvelle entité Record Credits, filiale d’ING Belgique, va être créée (avec 109 équivalents temps plein) pour servir les courtiers en crédits qui écoulent également des produits Record.

 

Ce n’est manifestement plus la vision de la banque aujourd’hui. Qu’est-ce qui a changé? C’est précisément la volonté de créer une plateforme unique aux deux pays qui explique la nouvelle approche, nous explique-t-on à bonnes sources. La banque entend dès à présent pousser plus loin l’unification de son organisation IT, pour plus de clarté, de cohérence et surtout d’efficacité.

L’objectif général d’ING est que, pour le 2e trimestre 2020, tous les clients "retail" belges et néerlandais (c’est-à-dire 80% de la clientèle) soient gérés depuis cette plateforme commune en cours de construction.

Plus de fonctions "cross-border"

Pour parvenir à cette organisation IT unifiée, baptisée "Unite IT" et regroupant les départements d’ING Pays-Bas, ING Belgique et de Record Bank (la filiale sera en effet absorbée le 30 avril), la banque entend aussi élargir le nombre de cadres travaillant sous statut "cross-border". L’idée ici est que le manager ait la responsabilité d’un domaine tant aux Pays-Bas qu’en Belgique, avec un contrat adapté en ce sens.

La banque teste la formule depuis janvier dernier pour des fonctions à haute responsabilité. Sur 43 postes ouverts, 39 ont été attribués, à 18 Belges et 21 Néerlandais.

La maison se dit, en interne, satisfaite de l’expérience et veut développer la formule, en particulier dans l’IT. "L’intention d’étendre les rôles cross-border, autant pour le management que pour un certain nombre de fonctions non-management, est cohérente avec notre stratégie ‘Unite’", indique la banque en réponse à nos questions.

"À discuter"

Mais il n’y a pas encore d’offre concrète sur la table, ajoute ING Belgique. "Les étapes suivantes seront prises ensemble avec les partenaires sociaux afin d’analyser comment ce type d’opportunités pourrait être réalisé."


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