ING et Unicredit "n'abandonnent pas" leur quête pour Commerzbank

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Selon certains observateurs, les banques néerlandaise et italienne auraient mandaté des conseillers pour sonder l'éventualité d'une reprise de Commerzbank.

L'intérêt des deux banques pour l'Allemand Commerzbank n'est pas nouveau. Mais cette fois, ING et Unicredit semblent passer à la vitesse supérieure pour tenter de décrocher les faveurs allemandes. Les deux groupes auraient ainsi mandaté des conseillers pour explorer une éventuelle reprise de Commerzbank, éconduite par Deutsche Bank, entend-on.

→ ING travaillerait de façon informelle avec Perella Weinberg Partners;
→ l'Italien se serait tourné vers JPMorgan. Unicredit est aussi de longue date accompagné par Lazard Ltd. Le groupe espère ainsi que Jörg Asmussen pourra plaider sa cause auprès du ministre allemand des Finances Olaf Scholz, tous deux issus du parti social-démocrate.

Les deux rivaux auraient déjà entamé des discussions avec Commerzbank, sans toutefois entrer dans une phase de négociations. Dans le chef d'ING et de Commerzbank, on se refuse à tout commentaire. Unicredit a indiqué dans un communiqué, diffusé à la clôture des marchés, qu'il n'avait donné aucun mandat "lié aux potentielles rumeurs d'opération".

Certes tant Unicredit que ING sont déjà actives en Allemagne, mais Commerzbank ouvrirait davantage la porte aux clients des TPE et PME locales, qui sont au coeur de l'économie allemande.

Le CEO de la banque italienne, Jean-Pierre Mustier a encore ces derniers jours minimisé l'intérêt de son groupe pour la banque allemande. Il avance même que pour l'instant il y a trop d'obstacles à une consolidation bancaire européenne.

Dans le chef d'ING, Ralph Hamers avait manié la langue de bois lorsqu'il avait été interrogé sur le sujet lors de la présentation de ses résultats. "Le groupe regarde toutes les possibilités de consolidation dans le marché", avait-il tout au plus indiqué, précisant toutefois que l'Allemagne était le deuxième marché du groupe.

Les noms de Unicredit et ING avaient déjà été cités parmi les candidats potentiels à la reprise de Commerzbank. À l'époque, cette dernière était en discussions formelles avec Deutsche Bank.

Le succès de toute opération de rapprochement dépendra en partie du gouvernement allemand, l'Etat détenant une participation de 15% dans Commerzbank depuis un plan de sauvetage nécessité par la crise financière de 2007-2008. Un responsable allemand a déclaré que le gouvernement serait ouvert à une fusion de Commerzbank avec une banque européenne, comme UniCredit. Mais un accord qui lierait l'une des plus grandes banques d'Allemagne avec l'Italie, aux prises avec une lourde dette, pourrait s'avérer difficile à vendre à Berlin.

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