ING fait son mea culpa

ING Belgique a enregistré au premier semestre 2010 un bénéfice avant impôts et hors éléments exceptionnels de 713 millions d'euros, en progression de 4% par rapport à un premier semestre 2009 qui avait pourtant constitué un record.

Succès de foule pour la publication des résultats semestriels d’ING Belgium. Davantage que les "excellents" résultats, c’était surtout les retombées de la mesure liée aux retraits des plus de 60 ans qui avaient provoqué ce déplacement massif de la presse.
Spontanément, Erik Dralans, CEO de la banque, a commencé sa présentation par une explication et des excuses. "Limiter le retrait des 60 ans et plus à 1.000 euros n’était pas la bonne solution, mais le problème de substitution de cartes et de codes est bien présent."
Outre des excuses présentées à ses clients et aux diverses associations, ING entend conscientiser le secteur et ces associations au problème et tenter de dégager des solutions. Des contacts ont été pris avec la fédération Febelfin.

De record en record
Erik Dralans s’est détendu lors de la présentation des résultats. ING Belgique affiche un bénéfice net de 545 millions d’euros (+15%). Et Guy Beniada, CFO, de saluer cette progression influencée par des plus-values et des crédits d’impôts.
Le revenu total ressort à 1,04 milliard (-2 %). Une baisse imputable au recul des marchés financiers, précise Beniada.
En termes d’activité, la banque de détail note la poursuite de la croissance dopée tant par l’augmentation des dépôts (+4 % à 82 milliards d’euros) que par celle des crédits (+6 % à 60 milliards). Parmi les crédits, l’hypothécaire a particulièrement la cote.
Le ratio de perte sur l’encours des crédits (loan loss ratio) s’est amélioré à 0,16 %. Les provisions pour risques crédits ont diminué de 13 % dans la banque de détail. En banque commerciale, une provision de 6 millions a été constituée. Combinée à la reprise de provision du premier semestre 2009, l’enveloppe totale s’établit à 89 millions. "Le niveau des provisions s’améliore constamment depuis le dernier trimestre 2009. Néanmoins, nous restons attentifs dans le segment des PME, où on note encore de nombreuses faillites, et dans le segment particulier", a poursuivi Dralans.
La banque commerciale pâtit de la volatilité des marchés. "Nous avons cependant joué un rôle clé dans de grandes opérations visant de grandes entreprises", s’est-il félicité.

Record Bank, la seconde marque bancaire, poursuit son développement et enregistre aussi une forte hausse des dépôts et crédits.
La banque privée enregistre un flux continu d’entrée d’argent et de nouveaux clients. "Nous réitérons notre volonté d’être dans le top 3 sur le marché des clients à plus de 1 million de capital", a encore indiqué le CEO.


Emploi et internet
L’enseigne met aussi l’accent sur l’emploi. Quelque 650 collaborateurs ont rejoint ING au premier semestre et 300 autres devraient suivre d’ici la fin de l’année. Profils recherchés: information technology (IT), marketing et commerciaux. Interrogé à ce sujet, Dralans a toutefois convenu que quasi autant de personnes devraient quitter ING cette année.
Outre l’emploi, le groupe poursuit ses investissements dans la transformation de son réseau et le développement d’ING Direct avec de nouveaux produits et, comme déjà annoncé, un nouveau service direct aux entreprises.

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