ING investit dans l’IA pour prédire les défauts de paiements

Via son programme ING Labs Brussels, ING accompagne des fintechs qui peuvent l'aider dans ses propres projets d'innovation. ©REUTERS

ING Labs Brussels lance sa deuxième édition, tandis que la banque investit dans la start-up californienne Flowcast pour mieux évaluer son risque de crédit.

Depuis un an, le risque de crédit figure parmi les principaux indicateurs scrutés par les investisseurs et les superviseurs. Face à la récession provoquée par la pandémie, il est crucial pour les banques d’anticiper les potentiels défauts au mieux possible. "Les modèles qu’utilisent les banques ne sont plus à jour, alors que chez Flowcast, nous sommes en mesure de suivre la situation en temps réel. Nous adaptons nos algorithmes aux mesures de soutien ainsi qu’à la législation du pays où la banque opère", explique Ken So, le fondateur de la start-up.

3
millions de dollars
ING Ventures va investir trois millions de dollars supplémentaires dans Flowcast.

Flowcast, c’est une fintech californienne spécialisée dans l’évaluation des risques sur les crédits hypothécaires. Depuis cinq ans, elle développe une intelligence artificielle qui doit anticiper les défauts et aider les banques à réagir, un projet qui avait déjà attiré l’attention d’ING. Il y a un an et demi, un premier tour de financement de série A, mené par ING Ventures et BitRock Capital, avait permis de lever trois millions de dollars. Ce lundi, ING Ventures a annoncé réinjecter trois millions de dollars dans le développement de Flowcast.

Cet investissement s’inscrit dans le cadre d’un projet-pilote par lequel ING va analyser la satisfaction de la clientèle et l’impact de cette approche proactive. La solution proposée par Flowcast doit permettre au client de mieux anticiper les difficultés financières. Pour la banque, elle permet également de réduire les coûts.

ING Labs sélectionne 4 fintechs

Si ING fait ainsi confiance à Flowcast, c’est parce qu’elle connaît la start-up depuis 2019. Cette année-là, elle avait intégré le programme ING Labs Brussels, un programme d’accompagnement pour les fintechs. Ce programme, qui s’appelait Fintech Village auparavant, connaîtra une nouvelle édition cette année avec quatre jeunes entreprises technologiques participantes sélectionnées parmi 130 candidates.

"Nous avons sélectionné des fintechs qui accélèrent la transformation numérique et qui s’inscrivent dans nos cinq priorités stratégiques."
Stephanie Van Avesaat
Responsable de l’ING Labs Brussels

La Néerlandaise Closure propose un service de soutien aux proches d’une personne décédée, en prenant, par exemple, en charge la résignation des contrats et abonnements ou la fermeture de comptes sur les réseaux sociaux. Datacebo est une start-up américaine qui génère des données synthétiques pour effectuer des simulations. Mosaic, scale-up britannique, analyse les marchés financiers via des algorithmes, tandis que l’israélienne XM Cyber, priorise les données pour mieux les protéger.

"Nous avons sélectionné des fintechs qui accélèrent la transformation numérique et qui s’inscrivent dans nos cinq priorités stratégiques", explique Stephanie Van Avesaat, responsable de l’ING Labs Brussels. "Avec ces innovations, nous voulons gagner en efficacité, également au bénéfice du client."

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