ING rappelé à l'ordre par son ministre

Wopke Hoekstra, ministre des Finances aux Pays-Bas. ©ANP

Le ministre des Finances néerlandais a convoqué le président du conseil d'ING. L'homme est appelé à s'expliquer au lendemain de l'accord sur le versement aux autorités judiciaires du pays afin de clore un litige lié à des manquements en matière de lutte contre notamment le blanchiment.

Le versement de 775 millions d'euros, qu'a accepté de payer ING pour clore un litige lié à un manquement en matière de lutte contre le blanchiment et autres malversations, ne semble guère rassurer les autorités néerlandaises. Selon le "Financieele Dagblad", Hans Wijers, le président du conseil d'administration du groupe bancaire, est ainsi invité à s'expliquer auprès du ministre des Finances,  Wopke Hoekstra. Pourquoi lui et pas le CEO? Hoekstra considère qu'au titre de président du conseil, il apparaît comme le responsable final de cette affaire définie par le ministre comme "trés sérieuse vu que des faits punissables ont été reconnus".

Wopke Hoekstra considère cette affaire comme un nouveau coup de canif dans le contrat de confiance nécessaire entre l'épargnant et les banques. Il s'est déjà entretenu mercredi avec la Banque centrale néerlandaise (DNB), le régulateur, afin d'avoir davantage de vision sur le plan de redressement rédigé par la banque dans le but d'éviter à l'avenir de tels nouveaux scandales. Le quotidien croit toutefois savoir que le ministre envisage des mesures supplémentaires à l'égard de l'ensemble du secteur du bancaire; et ce avec l'intention d'avoir un regard plus attentif sur les établissements financiers du pays.

Quant à ING, il avait déjà fait l'objet de mesures particulières de la part de la DNB: exigences accrues liées aux opérations commerciales, pénalités pour connaissances insuffisantes de ses clients particuliers fortunés.

Les relations entre ING et les autorités du pays sont depuis quelques temps tendues. On se souvient qu'en mars dernier, le Premier ministre Mark Rutte avait déjà appelé le groupe à davantage de retenue alors qu'il annonçait une hausse substantielle (+50%) du salaire de son CEO, Ralph Hamers. Face aux réactions négatives, ING avait finalement revu ses plans.  

Hans Wijers est encore président d'ING pour quelques mois. En mai, il passera le relais à Jeroen van der Veer. 

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