ING toujours affecté par sa politique "mains propres" inadéquate

Le CEO d'ING Ralph Hamers n'a pas souhaité s'étendre sur une éventuelle offre d'ING sur Commerzbank, alors que Deutsche Bank s'est retiré de la course. ©REUTERS

Le groupe bancaire néerlandais ING affiche un résultat net trimestriel en chute de près de 9%. Le groupe a en effet été forcé de mettre en ordre sa politique de lutte contre le blanchiment, ce qui n'est pas sans frais.

Pointé du doigt et sanctionné (avec une amende de 775 millions) pour sa politique de lutte contre le blanchiment d'argent, ING est forcé de s'améliorer en la matière. Et cela n'est pas sans conséquence.

À l'occasion de la présentation de ses résultats trimestriels, le groupe bancaire néerlandais fait état d'un bénéfice net en recul de près de 9% à 1,11 milliard d'euros. Les coûts pour une meilleure politique anti-blanchiment ont pesé sur le résultat; un argent notamment utilisé à payer les quelque 2.500 salariés qui travaillent à la détection d'irrégularités.

Le résultat sous-jacent trimestriel ressort en diminution de 6% à 1,1 milliard d'euros. Outre les coûts déjà mentionnés, le groupe a également dû provisionner d'éventuelles pertes sur crédit de 207 millions contre 85 millions un an auparavant.

"Nous avons eu un début d'année positif, avec des résultats au premier trimestre qui montrent une bonne dynamique commerciale", indique dans un communiqué le CEO Ralph Hamers.

Point positif pour ING: la reprise de la croissance économique néerlandaise qui faisait encore défaut l'an dernier. Le CEO note en effet comme positif la hausse des revenus totaux qui atteignent 4,6 milliards d'euros (+3 %).

En Belgique, ING affiche un résultat sous-jacent (avant taxe) passant de 21 millions au premier trimestre 2018 à 33 millions pour les trois premiers mois de l'année. Le revenu se tasse quelque peu à 603 millions d'euros.

"Tant les Pays-Bas que la Belgique affichent au premier trimestre des résultats commerciaux solides, et ce dans un environnement changeant, avec des taux bas persistants et une régulation croissante et coûteuse. Les prêts aux clients progressent dans les deux pays et nous continuons à soutenir les besoins financiers de nos clients", explique Roland Boekhout en charge marchés domestiques chez ING.

Outre les résultats, tous les regards se tournent aussi vers le groupe d'Amsterdam au lendemain de l'annonce de la fin des négociations de fusion entre Commerzbank et Deustche Bank. Peu de temps auparavant, ING avait fait part de son intérêt pour l'institution allemande. Qu'en est-il désormais que la voie est libre? Ralph Hamers a exercé la langue de bois indiquant qu'en Allemagne, ING grandissait de façon indépendante. C'est aujourd'hui le deuxième plus grand marché de groupe. Il n'en dira pas davantage que "le groupe regarde toutes les possibilités de consolidation dans le marché".

Outre une éventuelle offre sur Commerzbank, des rumeurs faisaient aussi état de déménagement du siège d'ING vers l'Allemagne afin notamment de se libérer des limitations réglementaires néerlandaises en matière de rémunération des dirigeants d'entreprise. Ralph Hamers ne sera pas plus bavard sur cette question.

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