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Jeroen Piqueur va-t-il sauver sa villa et celles de ses enfants?

©Emy Elleboog

Le verdict est tombé. La société Imaco de Jeroen Piqueur ne bénéficie d'aucune protection de ses créanciers auprès du tribunal de commerce de Gand. Cette décision augmente donc les chances de faillite d'Imaco, une société où sont logées les habitations de Piqueur et ses enfants.

La chute de la banque Optima et de sa branche immobilière, rebaptisée YES, n'est pas sans conséquence sur la sphère privée de son fondateur, Jeroen Piqueur. Il n'est pas encore question de faillite personnelle, mais les créanciers sont nombreux à frapper à la porte.

La question qui se pose aujourd'hui est: la SA Immobiliën en Management Consulting (Imaco en abrégé) peut-elle encore garder la tête hors de l'eau? Il faut dire que le siège social de cette société est installé à Laethem-Saint-Martin au domicile de Piqueur. Cette société regroupe par ailleurs la villa du fondateur, mais également les maisons de ses deux enfants. Aux actifs s'ajoute aussi une image de l'artiste Jan Fabre devant une piscine.

Le tribunal gantois a répondu à cette question et a indiqué que si la protection contre les créanciers était activée (par le biais de la loi sur la continuité des entreprises), Imaco ne pourrait pas être déclarée en faillite. L'avis du juge, qui est généralement suivi, ne l'a donc pas été cette fois. Un juge délégué a été désigné pour se prononcer sur la recevabilité et le fond de la demande. Et il l'a donc jugée irrecevable. La demande a été rejetée suite à la "non-conformité des documents aux exigences de la loi" et parce qu'ils donnent "une image incomplète de la situation financière et des mesures correctives prévues".

La vente des maisons de la famille

Selon Le Standaard, Imaco a en effet demandé à se mettre sous la protection de ses créanciers auprès du tribunal de Gand. Les curateurs d'Optima avaient eux demandé la faillite d'Imaco. L'avocat de Piqueur, Vincent Van Obberghen du Bureau Quinz, affirme qu'il était proche d'un accord avec les créanciers d'Imaco; de quoi sauver la société. Mais la faillite de YES a bouleversé les plans, d'où cette demande d'être placé sous la loi sur la continuité des entreprises.

Parmi les créanciers, on retrouve KBC et Record Bank (ING), mais aussi le fisc. Optima banque doit par ailleurs 800.000 euros à Imaco qui n'est toutefois pas un créancier privilégié. Cette situation a donc mené à la surprise de l'avocat de Piqueur quand les curateurs d'Optima Banque ont demandé la faillite de Imaco. Selon lui, avec un tel scénario, ils risquent de ne rien toucher.  

Quant à Imaco, la famille Piqueur espère que l'avis positif du juge empêchera surtout d'arriver à la vente des maisons de la famille. Les habitations des enfants faisaient l'objet ce lundi d'une audience. Selon toute vraisemblance, Piqueur doit se sacrifier et vendre de la maison de Deurle (Laethem-Saint-Martin). Le hic, c'est que l'épouse de Jeroen Piqueur a le droit de disposer de ce luxueux logement à vie, de quoi empêcher toute vente. Pourtant la cession de la villa pourrait rapporter suffisamment d'argent pour satisfaire les créanciers: 1,5 million d'euros.


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