JPMorgan est en grande forme

Satisfaction de mise pour Jamie Dimon qui présente un bulletin trimestriel supérieur aux attentes. ©REUTERS

JPMorgan ouvre sur une note positive la saison des résultats trimestriels des entreprises américaines. Tous les voyants sont au vert.

Lancement de la saison des résultats trimestriels américains. JPMorgan Chase et Wells Fargo sont les deux premières grandes entreprises du S&P 500 à ouvrir le bal.

La première, qui culmine aussi au classement des acteurs bancaires du pays de l'Oncle Sam, affiche des résultats supérieurs aux attentes et records. Et pourtant! "Le marché a beaucoup abaissé ses attentes en ce qui concerne les bénéfices du premier trimestre et il est fort possible que de nombreuses entreprises dépassent finalement les anticipations avec des chiffres loin d'être fantastiques", indiquait Nate Thooft de Manulife Asset Management. Les banques vont-elles donc échapper à ce constat?

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Dans le chef de la banque dirigée par Jamie Dimon, 

  • Le bénéfice net augmente de 5,4% sur les trois premiers mois de l'année, à 9,18 milliards de dollars (8,1 milliards d'euros), soit 2,65 dollars par action. Les analystes tablaient en moyenne sur 2,35 dollars par action.
  • Les revenus grimpent de 4,7% à 29,85 milliards de dollars (contre 28,44 milliards anticipés). Pour l'activité "banque d'investissement", les revenus bondissent de 10% à 1,7 milliard, boostés par les commissions et les souscriptions de dettes. Les revenus d'intérêts ont aussi progressé de 8% à 14,6 millions, de quoi compenser la faiblesse de l'activité de trading dont les revenus se tassent de 11,5%.
  • L'activité "trading" de la banque s'est en effet révélée très calme au cours de ce trimestre. Les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine ajoutées des risques inflationnistes ont accru la volatilité.
  • "Malgré cette incertitude géopolitique mondiale, l'économie américaine à continuer de croître. L'emploi et les salaires augmentent, l'inflation est modérée, les marchés financiers sont sains et la confiance du consommateur et des entreprises reste forte", indique Jamie Dimon dans un communiqué. 
  • Les crédits accordés par JPMorgan Chase ont crû de 4%, les dépôts de 3%, tandis que l'établissement a émis un gros volume de nouvelles cartes bancaires (+10%).
  • Seul hic: JPMorgan note une croissance des provisions liées aux éventuels défauts de ses débiteurs (+ 330 millions de dollars sur un an à 1,5 milliard). Cette fausse note est due à un client dont la note de solvabilité financière a été dégradée, explique la banque. 

Le titre de JPMorgan a progressé de 4,63% ce vendredi à Wall Street.

Une stratégie payante 

Wells Fargo fait également état d'un beau bulletin. Son plan de réduction des coûts, qualifié d'agressif, semble porter ses fruits. Le bénéfice s'élève de 16,4% sur base trimestrielle à 5,51 milliards de dollars ou 1,20 dollar l'action, soit supérieur au 1,09 dollar anticipé. 

Cette forte rentabilité a été particulièrement alimentée par des baisses de coûts de 7,5%, la quatrième banque américaine en termes d'actifs ayant fait des économies un des moyens pour préserver ses bénéfices au moment où elle est engluée dans différents scandales liés à ses pratiques commerciales.

Le chiffre d'affaires a diminué de 1,5% à 21,61 milliards de dollars, mais reste est toutefois supérieur aux 21,01 milliards escomptés en moyenne par les analystes financiers.

La banque a vu son volume de crédits augmenter très légèrement de 0,10% à 948,2 milliards de dollars. C'est un soulagement pour l'établissement, qui redoute une défiance des consommateurs suite aux différents scandales auxquels son nom est mêlé.

"Nous continuons de transformer l'entreprise. Nous avons encore beaucoup de travail à faire mais nous sommes déterminés à faire de nos clients la priorité", a assuré vendredi Allen Parker, qui a remplacé au pied levé le 28 mars le CEO démissionnaire Tim Sloan.

Le titre a lâché 2,64% à Wall Street ce vendredi.

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