KBC conclut une nouvelle CCT, sans l'accord des bleus

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Le refus de l'ACLVB de se ralier au texte bloque la possibilité de travailler le dimanche, chère à Johan Thijs.

KBC a annoncé ce vendredi avoir conclu une nouvelle convention collective de travail avec les syndicats ACV-Puls (social-chrétien) et BBTK (socialiste). Un texte qui se faisait attendre puisque l'ancienne mouture avait expiré fin 2019 et avait été prolongée à titre exceptionnel... jusqu'au 30 juin.

L'accord, qui court jusque fin 2021, concerne également KBC Brussels et les employés de la communauté germanophone, mais pas CBC et ses 84 agences en Wallonie. Le bancassureur définit l'accord comme "un instrument important dans le contexte social actuel, tant en termes de sécurité de l'emploi pour les salariés qu'en termes de mesures d'accompagnement dans le domaine du redéploiement, de la reconversion et de la fin de carrière".

La convention exclut toute procédure Renault et offre des garanties en matière d'emplois. Dans le cas où des agences devraient fermer leurs portes, les employés seront transférés vers d'autres services, avec une formation si nécessaire.

"Nous voulons rendre notre personnel 'future proof'", souligne Viviane Huybrecht, directrice de la communication du groupe.

Les deux syndicats signataires se félicitent de l'accord. "Nous devons aussi lire cela dans le contexte actuel, où les relations entre les banques et leurs clients se transforment rapidement", fait valoir Dirk De Backere, délégué ACV-Puls. "A terme, l'emploi est condamné à se réduire dans le secteur."

Travail dominical

Si les rouges et les verts se sont raliés au texte, il n'en va pas de même pour les bleus. L'ACLVB estime en effet que les dispositions sur la sécurité d'emploi ne sont pas suffisamment précises. "Il reste assez de moyens de licencier quelqu'un qui ne serait pas jugé flexible", estime Maarten Dedeyne, responsable des services financiers pour le syndicat.

"Si le travail le dimanche passe chez KBC, cela fera tache d'huile dans tout le secteur."
Maarten Dedeyne
ACLVB

Une autre pierre d'achoppement demeure le travail dominical. Mettant régulièrement en avant le succès de KBC Live, le centre de conseil à distance, le CEO Johan Thijs veut le voir opérer le dimanche et les jours fériés.

L'ACV-Puls et le BBTK ont donné leur accord pour entamer des discussions au sujet d'un test sur base volontaire mais tant que les trois syndicats n'auront pas approuvé le principe, il ne sera pas possible d'aller plus loin.

"Le travail dominical reste un gros problème pour nous", rappelle Maarten Dedeyne. "Si cela passe chez KBC, cela fera tache d'huile dans tout le secteur."

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