"KBC est aux avant-postes pour un retour à la normale"

La résilience des bénéfices de KBC et la solidité de ses ratios de capitaux séduisent la Deutsche Bank. ©Peter Hilz

Deutsche Bank, qui est passée à l'achat sur KBC, estime que la banque pourrait à nouveau distribuer des dividendes dès l'an prochain avec un payout de 50%.

On en parle moins mais, à côté du secteur des loisirs, celui des banques a également payé, en bourse, un très lourd tribut à la pandémie.

Depuis le début de l’année, l’indice sectoriel européen affiche une chute de près de 40%. En Belgique,  les deux établissements de crédit repris dans le Bel 20 n’ont pas été épargnés: ING a dévissé de 38% et KBC de 34%.

Mais, pour cette dernière, l’avenir semble plutôt prometteur si l’on en croit Benjamin Goy, analyste à la Deutsche Bank, qui recommande désormais un achat de l’action. Il a également majoré son objectif de cours à 56 euros, contre 54 euros avant.

"La situation de KBC au moment de l’apparition de l’épidémie était meilleure par rapport à celle de ses concurrents européens."
Benjamin Goy
Analyse chez Deutsche Bank

"KBC est probablement aux avant-postes parmi les banques européennes sur le chemin du retour à la normale", estime-t-il. Il anticipe même des returns à deux chiffres pour le rendement sur fonds propres, par exemple, et cela dès le second semestre 2020.

Résilience

L’analyste avance deux arguments pour étayer sa position.

Un. La résilience. La situation du groupe de bancassurance au moment de l’apparition de l’épidémie était meilleure en termes de rentabilité, de qualité des actifs et de capital par rapport à ses concurrents européens. Il a aussi davantage provisionné sur les pertes de crédit dès le premier semestre.

Surtout, au cours des dernières années, la résilience de ses bénéfices s’est révélée supérieure à celle du secteur, souligne Benjamin Goy. "Malgré cela, l’action a récemment sous-performé le secteur et ses concurrents du Benelux."

Capital

Deux. Les ratios en capital de KBC figurent parmi les plus élevés des groupes bancaires de la zone euro. "Avec des ratios forts et une rentabilité solide, même pendant une année difficile comme 2020, nous voyons KBC comme un candidat pour la reprise du rendement du capital l’année prochaine, une fois que la recommandation de la BCE sera levée."

58,5
euros
L'objectif de cours moyen des analystes qui suivent KBC s'élève à 58,5 euros, soit un potentiel de hausse de 33%.

L’analyste table sur un payout du dividende de 50% équivalant à un rendement compris entre 4% et 6%. La banque pourrait également relancer son programme de rachat d’actions propres qu’elle a dû abandonner.

De son côté, Kepler Cheuvreux ("réduire"; 41,4 euros) se montre moins optimiste sur les perspectives de la banque. Pour les résultats trimestriels du 12 novembre, le broker estime que la croissance du chiffre d’affaires sera ralentie par plusieurs facteurs que le contrôle des coûts ne sera pas capable de compenser.

Notons, pour finir, que  la majorité des analystes (65%) qui suivent la valeur sont à l’achat. L’objectif de cours moyen (58,5 euros) présentait un potentiel de hausse de 33% à la clôture de mercredi.

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