KBC ne satisfait pas le marché

Le bancassureur clôture le troisième trimestre 2010 sur un bénéfice net en progression à 545 millions d’euros. Le résultat net sous-jacent s'affiche lui en recul à 445 millions d'euros, sous les prévisions des analystes de Reuters. L'action marque la pas.

Le groupe KBC fait état, pour son troisième trimestre, d'un résultat net en légère hausse. Il passe de 528 millions d'euros au 3e trimestre 2009 à 545 millions cette année. Par action, le bénéfice net s'élève à 1,17 euro.

Ce trimestre est souvent influencé par "des effets saisonniers", précise Jan Vanhevel, le CEO du groupe. Le groupe a en effet bénéficié d'une réévaluation du portefeuille de CDO de 200 millions d'euros due à un resserrement des différentiels de crédit entre fin juin et fin septembre.

Au total, les éléments exceptionnels produisent un résultat positif de 100 millions d'euros. Sans ces éléments exceptionnels, le résultat net sous-jacent trimestriel s'inscrit donc à 445 millions là où il atteignait les 631 millions à la même période en 2009. Les analystes de Reuters tablaient sur un recul du résultat net sous-jacent de 23,9% à quelque 480 millions d'euros. Du coup, le titre recule sur Euronext Bruxelles. A mi-séance, il lâchait 2,7% à 30,27 euros.

 

Résultat par secteur

La Belgique reste la zone géographique la plus importante du groupe, avec certes un résultat net sous-jacent en recul à 220 millions d'euros. Un recul issu du tassement des commissions sur la vente et la gestion de fonds, de la contraction du bénéfice réalisé sur la vente d'obligations et d'actions, du tassement traditionnel à cette époque des revenus de dividende, et enfin du coût lié au système belge de garantie des dépôts.

L'Europe centrale et orientale affiche un résultat net sous-jacent de 53 millions d'euros, contre 39 millions en 2009. Si la progression est de mise sur base annuelle, la tendance est inverse d'un trimestre à l'autre à cause de la taxe bancaire hongroise. Le groupe indique également que la hausse des pertes de valeur de crédits, particulièrement en Hongrie, a aussi pesé sur le résultat.

Le merchant banking contribue à hauteur de 156 millions d'euros contre 162 millions en 2009. Les bons résultats de la salle de marché profitent à ce pôle. Néanmoins, la hausse des pertes de valeur en Irlande et quelques dossiers de crédits importants ont terni le tableau.

On notera enfin que les désinvestissements projetés par KBC Groupe ne sont pas repris dans ces divisions. Ils sont concentrés dans Centre Groupe, "afin de clairement souligner la performance financière des activités à long terme et des désinvestissements programmés séparément", précise le bancassureur. Le résultat net sous-jacent ressort à 16 millions contre 158 millions il y a un an.

Performances mises en valeur

Jan Vanhevel a souhaité mettre en avant les performances sous-jacentes enregistrées au cours de ce dernier trimestre. Il a ainsi salué la stabilité d'un trimestre à l'autre des revenus nets d'intérêts (1,41 milliard d'euros). "La marge d'intérêts nette est quelque peu sous pression en Belgique mais le volume d'octroi de crédit continue de croître, surtout en crédits hypothécaires. En Europe centrale et orientale, cette marge s'élargit quelque peu. Pour l'ensemble du groupe, la marge moyenne s'établit à 1,92%".

Les réductions de valeur pour pertes de crédit atteignent 356 millions d'euros, un résultat en hausse par rapport au trimestre précédent mais comparable au troisième trimestre 2009. Depuis le début 2010, le ratio de charges sur crédit se maintient à 0,80%, dont 0,12% pour les crédits retail en Belgique contre 1,32% en Europe centrale et orientale.

En terme de capital excédentaire, le groupe affirme dépasser l'objectif de 10% du tier one de plus au moins 4,3 milliards d'euros. Fin septembre, les capitaux propres s'élevaient à 18,8 milliards d'euros (+1,6 milliards depuis le début de l'année).

 

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés