KBC pourrait doper son dividende de près de 30% estime un broker

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Berenberg, qui vient d’intégrer l’action KBC dans sa liste d’achat, estime que le groupe de bancassurance pourrait distribuer un coupon de 4,5 euros au titre de 2019.

Berenberg vient grossir les rangs, déjà bien fournis, des brokers (17 sur 26, selon Bloomberg) qui recommandent un "achat" de l’action KBC . Dans le même mouvement, il a relevé son objectif de cours de quatre euros à 72 euros, le "target" moyen des analystes atteignant 69 euros, soit un potentiel de hausse évalué à 16% par rapport au niveau actuel en bourse.

Berenberg signale qu’il est un fan de longue date du "business model" de KBC et de son approche prudente du risque. Ses analystes estiment aujourd’hui que les bénéfices de l'établissement devraient dépasser ceux de ses concurrents et qu’elle est mieux placée pour évoluer dans un environnement caractérisé par des taux d’intérêt bas sur une longue période.

Mieux placée qu’ING , par exemple, qui reste cependant le premier choix du broker parmi les banques du Benelux ("acheter"; 14 euros) en raison de son approche plus agressive dans la réduction de ses coûts sur ses marchés domestiques.

Estimations trop prudentes pour le dividende

Berenberg juge, en outre, que les attentes en matière du dividende de KBC sont exagérément prudentes au niveau du consensus des analystes qui table sur un coupon de 3,86 euros au titre de l’exercice 2019. Il rappelle que l’actuelle politique en la matière repose sur une distribution d’au moins 50% du bénéfice et sur un supplément issu d'un éventuel capital excédentaire de son ratio de solvabilité CET1 de 15,7%.

Pour sa part, le broker tient compte d’un dividende de 4,2 euros par action pour 2019, 2020 et 2021 dans son modèle. Il juge toutefois que KBC pourrait distribuer jusqu’à 4,5 euros, soit 29% de plus que le dividende de l'an dernier (3,5 euros). "C’est 20% de plus que le consensus et cela représente un rendement de 8%. Les estimations pour les années ultérieures apparaissent également comme prudentes. Nous sommes 5% au-dessus du consensus", précisent les analystes.

Bilan et gestion des coûts

D’autres éléments chez KBC ont également séduit Berenberg, comme le fait qu’elle figure parmi les banques les mieux capitalisées d’Europe. Il évalue entre deux et trois milliards d’euros l’excédent en capital du groupe de bancassurance, ce qui équivaut à 10% environ de sa capitalisation boursière. "Le bilan solide de KBC devrait être perçu par les investisseurs comme un atout clé. Couplé à une forte génération de capital, il permet de retourner des fonds importants aux actionnaires et de les allouer à la croissance tirée par la demande."

La gestion des coûts est un autre facteur mis en avant. Au début du mois, KBC a annoncé son intention de réduire le nombre de ses employés de 6% au cours des trois prochaines années. Au-delà de 2022, Berenberg s’attend à voir KBC user davantage des délocalisations ("near-shoring") pour les fonctions de support. Il rappelle que le groupe a fortement investi dans la technologie et se positionne dans le segment supérieur des banques européennes en la matière.

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