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KBC surprend les analystes

Considéré comme l'un des dix meilleurs CEO au monde, Johan Thijs souligne "les excellents" résultats trimestriels de KBC. ©Photo News

Les analystes tablaient sur un résultat net en recul. Les chiffres trimestriels de KBC leurs donnent tort. La machine du bancassureur continue de tourner à plein régime.

Les moteurs semblent désormais bien rodés chez KBC . "Nous dégageons au troisième trimestre 2018 un excellent résultat, attribuable entre autres aux niveaux plus élevés des revenus nets d'intérêts, des revenus à la juste valeur et liés au trading et des autres revenus nets, à un excellent ratio combiné dans l'assurance non-vie et, une fois encore, à une libération nette de réductions de valeur sur crédits, principalement au niveau de notre portefeuille de crédits hypothécaires irlandais", se félicite Johan Thijs, considéré comme l'un des dix meilleurs CEO au monde.

Le groupe de bancassurance clôt son troisième trimestre sur un résultat net de 701 millions d'euros contre 691 millions un an auparavant. Le consensus des analystes entrevoyait, lui, un résultat net de 677 millions d'euros. Sur les neuf premiers mois de l'exercice, il accuse un tassement et redescend sous la barre des 2 milliards.

La Belgique représente plus de la moitié de ce résultat (409 millions au 3e trimestre), contre 168 millions pour la Tchéquie et 141 millions pour les marchés internationaux (Hongrie, Slovaquie, Bulgarie, Irlande). Le résultat du centre groupe (résultats du holding, certains éléments non intégrés dans les divisions, résultats des sociétés à désinvestir et résultat legacy et risque de crédit propre) reste dans le rouge à -17 millions d'euros.    

Le groupe note par ailleurs une légère augmentation de ses revenus (+1% à 1,88 milliard d'euros). Ici aussi les attentes étaient légèrement inférieures (1,86 milliard). Au rayon des progressions, on signalera:

  • les revenus nets d'intérêts
  • les revenus à la juste valeur 
  • les revenus liés au trading  

A contrario, s'affichent en recul:

  • les revenus techniques issus de l'assurance
  • les revenus nets de commissions 
  • les revenus de dividendes 

Au rang des coûts, les charges d'exploitation se montent à 981 millions d'euros. "Les coûts ont grimpé de 7% en rythme annuel, sous l'effet notamment de la hausse des taxes bancaires, des frais de personnel, des frais ICT, des coûts de marketing et des frais professionnels, ainsi que de divers éléments à caractère unique."

©document KBC

Fin septembre, les capitaux propres du groupe totalisaient 19,3 milliards d'euros. En termes de ratio, notons un ratio common equity à pleine charge (Bâle III)  de 16%; un ratio de levier financier  à 6,1%; un ratio de solvabilité de 216% (Solvabilité II) et une "excellente" position de liquidité: un ratio LCR (court terme) de 138% et un ratio NSFR (long terme) de 134%.

Les événements de ce trimestre?

→ le programme de rachat d'actions: le groupe a clôturé un programme de rachat de 2,7 millions d'actions qui ont été annulées
→ KBC Ireland: un accord a été conclu avec Goldman Sachs en vue de vendre le portefeuille crédits legacy. Une opération qui va réduire le ratio de défaut de crédits de cette entité. L'accord devrait être finalisé au dernier trimestre. 

Comment se déroulera le reste de l'exercice chez KBC?

→ Le groupe anticipe des rendements robustes sur l'ensemble des divisions.
→ En Irlande, les indications concernant les réductions de valeur sur crédits tablent pour 2018 sur une libération de provisions nette à hauteur de 100-150 millions d'euros.
→ En Belgique, la réforme de l'impôt sur le revenu devrait mener à un impact récurrent positif. "L'impact négatif anticipé enregistré au dernier trimestre 2017 devrait être entièrement récupéré d'ici trois ans environ."

 

Retrouvez ici le communiqué complet de KBC

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