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KBC va tester le travail le dimanche

La mesure ne fait toutefois pas l'unanimité. ©BELGA

KBC obtient un accord avec l'ACV Puls pour tester, dès janvier, le travail dominical en Flandre et à Bruxelles. En Wallonie, CBC mène ses propres discussions.

Être joignable par les clients 7 jours sur 7, KBC en rêvait depuis de nombreuses années, mais le groupe bancaire se heurtait au refus des syndicats. L'été dernier, les discussions avaient été mises au frigo alors qu'une CCT était signée notamment sur la garantie d'emploi.

Aujourd'hui, KBC annonce la signature d'une convention collective en la matière permettant le lancement d'une phase test dès janvier 2022 pour 8 mois en Flandre et à Bruxelles. CBC mène, lui, des discussions de son côté.

"Avec KBC Live (téléphone, chat), KBC veut offrir à ses clients les mêmes solutions instantanées à leurs questions le dimanche de 9 à 17 heures que celles déjà proposées via KBC Live à d'autres moments", lit-on dans un communiqué.

Emploi préservé

La mesure ne fait toutefois pas l'unanimité. Ainsi, seul le syndicat chrétien a validé l'accord qui prévoit le travail dominical sur base volontaire avec une compensation supplémentaire de 100% disponible en jour de congé ou en argent.

"Nous étions arrivés à un point où la direction proposait de créer un call center aux Pays-Bas si aucun accord n'était trouvé en Belgique. Nous devions empêcher de voir des emplois déménager à l'étranger."
Dirk De Backere
ACV Puls

Dirk De Backere (ACV Puls) parle d'un accord pragmatique pour tester la mesure. "Les discussions patinent depuis 6 ans. Nous étions arrivés à un point où la direction proposait de créer un call center aux Pays-Bas si aucun accord n'était trouvé en Belgique. Nous devions empêcher de voir des emplois déménager à l'étranger."

KBC affirme désormais que l'emploi sera maintenu en Belgique.

La garantie déliée du dimanche

Les socialistes avaient pourtant donné leur accord pour discuter de la mesure, avançant toutefois qu'un accord des trois couleurs syndicales devait être obtenu, sous peine de ne pas aller plus loin dans la discussion.

Les libéraux avaient d'emblée annoncé voir le travail dominical chez KBC comme un problème. Ils craignaient que la tache d'huile ne s'étende à l'ensemble du secteur. Les socialistes affirment aujourd'hui que cet accord, dont ils n'ont toujours pas vu la version définitive, ne répondait pas aux conditions exigées, sans autre précision.

Face à l'impasse, l'ACV Puls avait demandé à la direction de KBC de délier les discussions sur la garantie d'emploi de celles du travail du dimanche.

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