KBC voit la lumière au bout du tunnel

Le groupe KBC annonce avoir bien démarré l'année et s'attend à une reprise économique dès le second semestre. ©REUTERS

Les voyants du groupe KBC étaient tous au vert début 2021. Et les provisions liées à la crise sanitaire se sont affichées en recul.

Le bancassureur KBC redresse la barre au premier trimestre. Il transforme sa perte de 5 millions début 2020 en un résultat positif de 557 millions d'euros, soit 1,31 euro par action. Les analystes tablaient sur un bénéfice net de 417 millions d'euros, soit 0,98 euro par action.

"L'année a bien démarré malgré le versement d'une grande partie de la taxe bancaire."
Johan Thijs
CEO

L'activité belge accuse, toutefois, un tassement de 4% de son résultat net, à 380 millions d'euros, qui est affecté par la taxe bancaire. En République tchèque, par contre, on note une progression de 31% du résultat, contre +2% pour les marchés internationaux. Rappelons aussi l'analyse actuellement en cours de l'activité irlandaise pour laquelle un protocole d'accord a été conclu avec Bank of Ireland.

Johan Thijs, CEO, parle donc d'une année qui a bien démarré malgré le versement d'une grande partie de la taxe bancaire. "Une lueur d'espoir commence à poindre au bout du tunnel", affirme-t-il.

"Les coûts – abstraction faite des taxes bancaires – ont continué de faire l'objet d'une
gestion rigoureuse (- 5%). Nous avons également été en mesure de reprendre une
partie des réductions de valeur sur crédits précédemment comptabilisées (76 millions), ce qui a eu une incidence positive sur notre résultat net. Nous conservons une excellente solvabilité, avec un ratio common equity de 17,6% à pleine charge", lit-on dans un communiqué.

Des provisions en recul

Le groupe voit ses revenus approcher les 2 milliards d'euros, dont 1,07 million de revenus nets d'intérêts pour 441 millions de revenus de commissions.

13,1 milliards
d'euros
KBC fait état d'un volume de crédits de 13,1 milliards d’euros qui, fin mars, bénéficiaient d'un report de paiement dans le cadre des divers moratoires consentis au titre du coronavirus.

La reprise nette des réductions de valeur sur crédits se décompose, pour sa part, de 50 millions d'euros pour les différents crédits individuels (principalement consentis à des entreprises) et 26 millions d'euros de provisions collectives liées au coronavirus. Notons que cette reprise de provision équivaut en Belgique à 62 millions d'euros.

Fin mars, le groupe comptait ainsi encore 757 millions d'euros de provisions pour faire face aux effets de la crise pandémique.

"Le vrai impact est attendu au 3e trimestre. La fin du moratoire est en effet fixée fin juin en Belgique. Il faudra voir alors comment les entreprises réagissent", insiste le CEO.

Les dépôts progressent sur un an de 10%, à 232 milliards d'euros, pour 161 milliards de crédits (+1%). Le groupe fait état d'un volume de crédits de 13,1 milliards d’euros qui, fin mars, bénéficiaient d'un report de paiement dans le cadre des divers moratoires consentis au titre du coronavirus.

Vers une reprise économique

Désormais, le management de KBC suit avec attention les campagnes de vaccination et s'attend à un impact sur la reprise économique au second semestre. "Dans ce contexte, nous nous attendons à ce que la croissance européenne s'accélère au second semestre 2021 et à ce que le niveau de l'activité économique en Europe retrouve courant 2022 son niveau d'avant la pandémie."

2
euros
Le conseil d’administration a l’intention de procéder, pour l'exercice 2020, à la distribution d’un dividende brut supplémentaire de 2 euros par action au quatrième trimestre 2021.

Pour l'exercice 2021, le groupe s'attend à des revenus nets d’intérêts de quelque 4,3 milliards d’euros et des coûts d’exploitation (hors taxes bancaires) en hausse de 2%.

Ce 19 mai, le groupe versera un dividende brut de 0,44 euro au titre de l'exercice 2020. Le conseil d’administration a, en outre, l’intention de procéder, pour l'exercice 2020, à la distribution d’un dividende brut supplémentaire de 2 euros par action au quatrième trimestre 2021. "La décision finale du Conseil d'administration à ce sujet est subordonnée à la levée par la BCE des restrictions relatives aux dividendes."

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