Kim Van Esbroeck doit faire grandir Aion

Kim Van Esbroeck est le nouveau visage d'Aion en Belgique. ©AION

La banque par abonnement a choisi l'ancienne CEO de Bancontact Company pour développer ses services en Belgique.

Lancée début mars, juste avant le début de la période de confinement, Aion Bank doit se faire une place dans le marché bancaire belge. Pour ce faire, l'établissement fondé sur les cendres de la Banca Monte Paschi Belgio compte sur Kim Van Esbroeck.

Celle-ci a pris le mois passé le rôle de Country Head pour la Belgique, après 20 années d'expérience dans les services financiers qui l'ont notamment vue passer par Clear2Pay, mais également par Bancontact Company, dont elle a été la CEO pendant plus d'un an et demi.

"Notre ambition est évidemment une croissance globale, mais nous cherchons surtout à faire augmenter notre chiffre sur le segment des PME."
Kim Van Esbroeck
Country Head Aion Belgique

Dans un paysage écrasé par les quatre grandes institutions du royaume, Aion a fait le pari d'une formule par abonnement "tout compris" par laquelle le client paie un forfait mensuel (de 19 euros pour l'offre premium dans le cas d'un particulier) lui proposant une large gamme de services. Un modèle qui veut faire de l'enseigne le "Netflix de la banque".

Parmi ses nouvelles fonctions, Kim Van Esbroeck devra notamment développer l'ancrage de la banque auprès des PME. Si Aion se refuse actuellement à divulguer le nombre de clients qui paient pour ses services, elle précise que seulement 10% de son portefeuille est composé de sociétés, l'offre leur étant destinée ayant été lancée à la fin du mois de mai.

Focus sur les PME

"Notre ambition est évidemment une croissance globale, mais nous cherchons surtout à faire augmenter notre chiffre sur le segment des PME", explique-t-elle. Aion compte entre autres sur ses services en matière de comptabilité et de cybersécurité, compris dans l'abonnement, pour séduire les entreprises.

Aion fonctionne sur un modèle quasiment 100% numérique, qui la rapproche en cela du modèle des néobanques telles Revolut, N26 ou Monzo. Elle s'en distingue néanmoins avec la présence d'une agence amirale dans le centre de Bruxelles. Le contexte particulier de la pandémie a-t-il pu constituer un test pour son lancement?

"Nous avons remarqué une croissance de l'utilisation de fonctionnalités comme Apple Pay et Google Pay de 30% au cours de cette période", indique Kim Van Esbroeck. "Le confinement a forcé les consommateurs à utiliser les services financiers à distance. De ce point de vue, il s'agit effectivement plutôt d'une opportunité."

La banque a profité de cette période pour mener une enquête auprès des cosommateurs quant aux services bancaires qu'ils attendent: 85% demandaient plus de stabilité via une nouvelle formule d'épargne, tandis que 51% exigaient de la transparence au niveau des coûts et des revenus. Des chiffres qui confortent Aion dans la voie à suivre.

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