L'Etat resonge à vendre ses parts dans BNP Paribas

©Frank Toussaint

Réduire l'endettement, telle est la quête du gouvernement. Alors que l'action BNP Paribas est en forte hausse, un délestage d'une partie des 10,2% de la Belgique dans la banque françaises revient sur la table.

L'action BNP Paribas s'affiche en forte hausse. À 61,17 euros, elle atteint un niveau jamais observé depuis 2009, date à laquelle la banque Fortis est tombée dans son giron. Une aubaine pour l'État belge qui avec sa participation de 10,2% est l'un des grands actionnaires de la banque française.

Confronté à un impératif besoin de réduire sa dette, l'État réfléchit une nouvelle fois à céder ses actions. Une telle opération permettrait, selon"De Standaard", de réduire notre endettement de 1,8 à 1,9%.

Le paquet d'actions, actuellement détenu par la Belgique, vaut 7,7 milliards d'euros. Toutefois la vente de celui-ci ne semble pas encore actée. Il faut dire que cela rapporte annuellement de beaux dividendes à l'Etat: quelque 300 millions d'euros l'an dernier, soit 100 millions de plus que l'année précédente.

Un dossier souvent examiné

La vente des actions BNP Paribas est souvent évoquée. Il y a un an de cela, alors que le budget était sur la table du gouvernement, la question a été soulevée. Mais à l'époque, le cours de l'action était en recul. Aujourd'hui, de source gouvernementale, on apprend que "l'évolution de l'action est suivie de près" et que toutes "les options sont sur la table"

Eric Van Rompuy, spécialiste budgétaire au CD&V, affirme que le gouvernement ne pourra pas réduire l'endettement par une telle opération jugée "facile". "Le gouvernement doit agir sur les soldes primaires (l'endettement avant le paiement de la charge de la dette). Les actions BNP Paribas pourront, par la suite, aider à solutionner la problématique du vieillissement". Une vente des actions pourrait donc être répartie sur plusieurs années.   

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