L'Irlandaise AIB lève 5,26 milliards avant fin février

La banque irlandaise AIB annonce que l'Etat procéderait à l'injection de capital, prévue dans le cadre du plan d'aide, à hauteur de 5,26 milliards d'euros, si aucun autre investisseur ne se déclare, ce qui semble plus que vraisemblable dans le contexte actuel.

La banque irlandaise AIB a annoncé mardi qu'elle devait lever 5,26 milliards d'euros supplémentaires d'ici fin février pour accroître ses fonds propres, conformément aux demandes qui lui ont été faites dans le cadre du plan d'aide international accordé à l'Irlande.

Dans un communiqué publié à Dublin, Anglo Irish Banks (AIB) a indiqué que ces nouveaux fonds faisaient grimper à 9,8 milliards d'euros l'ensemble de ses besoins en capital pour permettre son renflouement.

L'objectif, a-t-elle expliqué, est de porter son ratio principal de fonds propres à 14%, ce qui constituerait un des taux les plus élevés d'Europe et devrait rassurer les marchés.

AIB a précisé que l'Etat irlandais procéderait à l'injection de capital si aucun autre investisseur ne se déclare, ce qui semble plus que vraisemblable dans le contexte actuel. Dans ce cas, la banque se retrouverait à plus de 90% aux mains de l'Etat, contre environ 20% actuellement.

L'Irlande a obtenu dimanche de l'Union européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI) une aide de 85 milliards d'euros, dont 10 milliards disponibles immédiatement pour recapitaliser ses banques, au coeur de la tempête financière ayant mis le pays à genoux.

AIB a récemment annoncé avoir enregistré une baisse de 13 milliards d'euros des dépôts de clients depuis le début de l'année, et n'a dû son salut qu'aux financements assurés par la Banque centrale européenne (BCE).

 

Vers la nationalisation de la Bank of Ireland

Une autre grande banque irlandaise, Bank of Ireland (BofI), a annoncé lundi qu'elle allait procéder à une augmentation de capital de 2,2 milliards d'euros d'ici février, ce qui pourrait aussi conduire à la nationalisation de l'établissement.

La troisième grande banque irlandaise, Anglo Irish, est pour sa part déjà nationalisée depuis début 2009 et devrait être progressivement liquidée après le transfert de ses actifs les plus sains dans d'autres structures.

Les banques irlandaises ont été victimes de l'éclatement de la bulle immobilière après avoir accordé des prêts à tout-va, dont la facture n'en finit plus de grimper.

Le cours d'AIB, qui a perdu plus de 70% de sa valeur depuis le début de l'année, était en baisse de 1,41% mardi à l'approche de la fin de la séance à la Bourse de Dublin, à 0,34 euro, après avoir enregistré un rebond la veille.

Bank of Ireland, qui semble la moins mal en point des trois, gagnait en revanche 4,23%, à 0,32 euro, après avoir pris plus de 14% la veille.

 

 

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