La BNB aux banques: "Bougez-vous sans tarder!"

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Alors que la fintech Revolut annonce son arrivée en Belgique, la Banque nationale s'interroge: à quel point les banques sont-elles prêtes à affronter l'évolution du secteur et l'arrivée de nouveaux acteurs?

La Banque nationale de Belgique n'échappe pas à la tendance. On y parle donc aussi fintech.

Le gendarme du secteur a sondé les banques belges sur la manière dont elles appréhendaient le développement des fintechs mais aussi sur la stratégie des acteurs classiques en la matière.

Que ressort-il de cette enquête? Que les banques belges sont dans l’ensemble "relativement positives" (on notera la nuance) sur la capacité du secteur à évoluer et à "survivre dans un monde en évolution".

Mais la BNB s’empresse d’ajouter ceci: en analysant la stratégie et les initiatives concrètes des banques sondées, "il apparaît que plusieurs banques n’ont pas de stratégie claire et activable" en matière de fintechs et de la digitalisation et "courent, de ce fait, le risque d’être dépassées".

Il est essentiel, insiste la BNB, que "les banques restent continuellement vigilantes, de sorte qu’elles soient capables d’adapter leur stratégie et leurs business models sur une base continue, et ainsi rester pertinentes et compétitives".

→ En clair la BNB exhorte les banques, toutes les banques, à se bouger avant qu’il ne soit trop tard… "Les institutions qui ne contreront pas ce défi prendront le risque de perdre leur part de marché et leur marge."

Sans surprise, les petites banques accusent un net retard (en moyenne) par rapport aux grandes maisons, pointe encore la Banque nationale dans son rapport. Là où les grandes enseignes belges ont déjà concrétisé un certain nombre de projets (mobile banking, interfaces API pour l’échange de données entre banques, robotique, transferts de particulier à particulier), les plus petites banques n’en sont encore souvent qu’au stade de l’intérêt. Sans plus.

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