La cession de Banca Monte dei Paschi Belgio à nouveau sur la table

De gauche à droite: Alessandro Profumo, président et Fabrizio Viola, CEO

En août dernier, la direction de la banque de Sienne avait indiqué que la vente des filiales belge et française n'avait pas de caractère d'urgence et ne se ferait pas à n'importe quelle condition

La banque italienne Banca Monte dei Paschi di Siena (BMPS), qui peine à respecter les nouvelles normes de solvabilité, a embauché la banque d'affaires Rothschild pour l'aider à évaluer des activités pouvant être cédées, dont sa filiale française et belge, affirme jeudi l'Agefi. La filiale belge est en effet toujours sur la sellette.

Ce sont toutefois les dossiers de la vente des divisions italiennes de crédit-bail et de crédit à la consommation qui sont les plus avancés.

En août dernier (L'Echo du 6 août), alors qu'un quotidien italien indiquait que l'établissement était revenu sur son intention de céder ses filiales française et belge, chez BMPS, on confirmait l'insuffisance des offres déposées jusqu'ici. La direction ajoutait également que ces cessions ne présentent aucun caractère d'urgence et ne seraient conclues qu'aux conditions les meilleures possible.

"La vente de ces filiales était déjà prévue dans le plan industriel 2006-2009 et a été réactualisée depuis lors dans le plan 2008-2011", rappelait un porte-parole. ING ne cache pas son intérêt pour la filiale belge, présente depuis 1947 et acquise en 1992 par la banque toscane. La valeur de Monte Paschi  Belgio, qui emploie 110 personnes, dépasserait les 130 millions d'euros.

Quant à la filiale française, elle représente une petite activité, avec 18 agences réparties entre Paris, Lyon, Marseille et Nice. Créée en 1990, elle génère un produit net bancaire de 50 millions d'euros et un résultat net de 10 millions.

Elle avait été durement touchée dans le scandale de l'administrateur de biens Urbania, dont elle était l'un des grands créanciers, fait remarquer l'Agefi.

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