"La direction de Dexia révisera sa proposition salariale"

Thierry du Bois

Koen Geens s'est concerté ce vendredi matin avec le CEO de Dexia, Karel De Boeck. Une nouvelle proposition de révision des traitements des membres du comité de direction va voir le jour...

Le management de Dexia présentera au comité de rémunération une proposition de révision des traitements des membres du comité de direction "qui prenne en compte les attentes éthiques de la société, la nouvelle législation bancaire et le besoin de retenir le talent requis pour une résolution ordonnée" de la structure de défaisance, a indiqué dans un communiqué le ministre des Finances, Koen Geens. Geens s'est concerté vendredi matin avec le CEO de Dexia, Karel De Boeck. Le comité de rémunération sera invité à émettre sur cette base un nouvel avis en vue d'une décision au plus tard lors de la réunion du Conseil d'administration du 19 février.

Indemnités de départ: Le communiqué précise que les dispositions en matière d'indemnité de départ des membres du comité de direction seront strictement alignées aux nouveaux standards arrêtés en première lecture du projet de loi bancaire. Concrètement, les indemnités seront limitées à neuf mois, et une clause de récupération sera introduite.

Il a par ailleurs été convenu que la charte de gouvernance de Dexia de mars 2011 serait adaptée aux nouvelles normes en matière de gouvernance bancaire.

Les actionnaires belge et français continueront à se concerter, précise enfin le ministre des Finances.

• L'affaire Dexia avait rebondi ce jeudi à la Chambre, où Koen Geens a dû s'expliquer. L'occasion d'apprendre que Karel De Boeck tiendrait la barre du navire Dexia deux ans de plus, jusqu'à la mi-2016, son contrat actuel venant à expiration au mois d'août. Tout en conservant son salaire actuel de 600.000 euros bruts par an, bonus non-compris. "C'est beaucoup, je sais", a glissé le ministre, tout en insistant sur l'importance de disposer de quelqu'un comme Karel De Boeck à la tête de Dexia, qui constitue toujours un risque financier majeur. Pas question donc de risquer un second épisode à la bpost, où la volonté du gouvernement de réduire le salaire de son manager a mené au départ de ce dernier.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés