La DNB appelle les banques néerlandaises à s'armer contre le risque hypothécaire

Klaas Knot, président de la Banque nationale néerlandaise. ©ANP

La banque centrale néerlandaise considère que les banques du pays sous-estiment les risques liés à l'octroi de crédits hypothécaires. Elle les appelle à constituer 3 milliards d'euros de "coussins de sécurités de fonds propres" en plus.

Comme son homologue belge, la banque centrale néerlandaise, la DNB, appelle les banques à s'armer contre une éventuelle crise du crédit hypothécaire avec une éventuelle baisse du prix des maisons.

Dans son rapport d'automne sur la stabilité financière, le régulateur demande donc aux acteurs actifs dans l'octroi de prêts au logement d'augmenter la pondération moyenne des risques liés aux prêts hypothécaires. Cela revient à constituer un "coussin" supplémentaire de 3 milliards d'euros d'ici l'automne 2020; et ce pour une période minimale de 2 ans.

En raison de faibles pertes dans le passé, les banques sous-estiment les risques liés aux emprunts hypothécaires.
DNB

Trois enseignes bancaires néerlandaises sont particulièrement exposées aux crédits hypothécaires:

Rabobank détient ainsi un portefeuille de 189 milliards d'euros, représentant quelque 21% de l'encours total du crédit hypothécaire aux Pays-Bas.
• Chez ABN Amro, le portefeuille s'élève à 148 milliards d'euros. Néanmoins, les prêts hypothécaires représentent plus de la moitié du portefeuille crédits de la banque.
• Enfin, ING occupe la troisième place du podium avec un portefeuille de 112 milliards d'euros.

"En raison de faibles pertes dans le passé, les banques sous-estiment les risques liés aux emprunts hypothécaires", indique-t-on à la DNB. Et la banque centrale d'ajouter que les risques pondérés du portefeuille néerlandais de prêts hypothécaires sont parmi les plus faibles d'Europe.

Trois rappels à l'ordre en Belgique

4/5
de la dette des ménages
Fin 2017, la dette des ménages représentait 60,4% du PIB, selon les chiffres de la (BNB), dont plus de 4/5 sont constitués par les emprunts immobiliers.

En septembre dernier, la Banque nationale de Belgique avait une nouvelle fois attiré l'attention des banques sur les risques liés à un octroi massif de prêts hypothécaires. Elle avait donc appelé les banques à resserrer les vannes.

Il faut dire que, fin 2017, la dette des ménages représentait 60,4% du PIB, selon les chiffres de la (BNB), dont plus de 4/5 sont constitués par les emprunts immobiliers.

La BNB émettait là un nouveau rappel à l'ordre. En 2013, elle avait imposé un surcroît de capitaux et augmenté de cinq points de base le minimum de fonds propres exigé aux banques pour mener ce type d’opérations. En 2018, les exigences de fonds propres étaient passées à 18%.

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