Le CD&V exige toujours une solution pour Arco

Les candidats à la présidence du CD&V ont la mission de remettre le dossier Arco sur la table du futur gouvernement. ©BELGA

Le parti social démocrate flamand n'en démord pas. Il avait déjà placé le dossier Arco dans l'accord du gouvernement Michel. Il renvoie à nouveau la balle vers le futur gouvernement attendant de lui qu'il trouve "quelque chose" pour dédommager les coopérateurs d'Arco.

Le CD&V ne lâche pas le dossier Arco. Le parti, qui avait déjà placé le dossier dans l'agenda de l'accord du gouvernement Michel, demande désormais au futur gouvernement de trouver une "solution" pour les coopérateurs.

Pourtant, une compensation pour les coopérateurs d'Arco est légalement quasi impossible, l'Europe considérant l'extension de la garantie des 100.000 euros aux parts d'Arco comme une aide d'État.

Depuis des années, l'accord de coalition nous oblige à dire qu'une solution est possible, alors que nous savons que ce n'est pas juridiquement possible.
Bart De Wever
Président de la N-VA

Les petites fiches

Les sept candidats à la présidence du parti chrétien-démocrate flamand ont reçu une fiche clarifiant la position à adopter dans le dossier. "C'est aux formateurs du futur gouvernement de donner une réponse directe aux multiples coopérateurs", lit-on sur une fiche.

Le risque est, en effet, grand que le parti ne puisse pas tenir sa promesse aux coopérateurs; une promesse de retrouver au moins en partie leur investissement.

Le président de la N-VA Bart De Wever avait déclaré, peu avant les élections de mai 2019, qu'il n'y avait aucune chance que les coopérateurs d'Arco soient remboursés. "Depuis des années, l'accord de coalition nous oblige à dire qu'une solution est possible, alors que nous savons que ce n'est pas juridiquement possible", a-t-il déclaré.

Il arrive un moment où nous devons préciser aux victimes d'Arco que nous avons tout essayé. Ensuite, nous devrons tourner la page.
Sammy Mahdi
Président des jeunes CD&V et candidat à la présidence du parti

De Wever estime que le CD&V ne veut tout simplement pas reconnaître sa défaite dans le dossier. "C'est morbide. Le CD&V continue de dire que les coopérateurs seront remboursés. Mais ce remboursement n'arrivera pas. Et le parti le sait. C'est limite immorale."

Candidat à la présidence du CD&V et actuel président des jeunes CD&V, Sammy Mahdi reconnaît aussi que le monde politique en général, et le CD&V en particulier, va devoir tourner la page du dossier Arco. Il appelle à clairement indiquer aux coopérateurs lésés qu'une solution n'est pas possible. 

"Si une solution est juridiquement possible et qu'il y a un soutien politique, alors oui nous voulons naturellement faire partie d'une coalition qui réalise une telle chose. Mais il arrive un moment où nous devons préciser aux victimes d'Arco que nous avons tout essayé, mais que le dossier est très difficile. Ensuite, nous devrons tourner la page."

Emporté dans la débâcle Dexia

Arco était le bras financier du mouvement ouvrier chrétien. Actionnaire de Dexia, qu'il avait renfloué, il a été entraîné dans la chute du bancassureur en 2011. Quelque 800.000 personnes avaient  alors perdu leurs économies.

Dans la foulée, le gouvernement dirigé par Yves Letermes (CD&V) avait promis d'étendre la garantie d'épargne de 100.000 euros aux parts coopératives, mais l'Europe a rejeté cette procédure.

Depuis, le CD&V promet de trouver une solution pour permettre aux coopérateurs d'Arco d'être dédommagés.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés