Le CEO de Deutsche Bank a-t-il trop de responsabilités?

©Bloomberg

Les autorités régulatoires de Deutsche Bank semblent inquiètes de l'amas de responsabilités du CEO Christian Sewing. Outre la direction d'un groupe en restructuration, il gère aussi la banque d'investissement.

Christian Sewing, le CEO du groupe Deutsche Bank , aurait-il trop de cordes à son arc? Selon certaines informations relayées dans The Financial Times, la BaFin, le régulateur bancaire allemand, aurait demandé au patron d'abandonner la gestion de la banque d'investissement pour se concentrer sur le redressement de l'établissement.

Les banques centrales européenne et allemande auraient soulevé la question lors d'entretiens informels avec Sewing. Elles ne semblent toutefois pas souhaiter un changement immédiat, mais veulent voir les choses évoluer l'an prochain.

Sewing remplace Ritchie

Christian Sewing est en charge de la gestion de la banque d'investissement depuis le limogeage de son patron l'été dernier. ©EPA

Interrogé, le groupe bancaire a réagi sous forme de communiqué. "Nous entretenons un dialogue constructif permanent avec nos régulateurs et nous ne prévoyons pas de changer la responsabilité du conseil de direction de notre banque d'investissement." Dans le chef de la BaFin, on se refuse à tout commentaire. Un représentant de la BCE indique que cette information est "incorrecte".

Christian Sewing cumule la gestion du groupe et celle de la banque d'investissement depuis le licenciement en juillet dernier Garth Ritchie. Certes le groupe affirme être à la recherche d'un remplaçant.

Début juillet, Deutsche Bank annonçait la suppression d'un emploi sur cinq assorti d'un recentrage géographique et sur la banque de détail.

Vendredi dernier, le groupe annonçait par ailleurs renforcer le comité de direction avec Fabrizio Campelli, qui sera chargé de piloter la restructuration. Le président du conseil d'administration, Paul Achleitner, explique cette nomination au vu de la "tâche immense". Début juillet, Deutsche Bank annonçait la suppression d'un emploi sur cinq assorti d'un recentrage géographique et sur la banque de détail.

En Belgique, la direction de la succursale se disait à l'abri. Elle faisait toutefois état il y a plus d'une semaine de près de 50 pertes d'emplois liées, disait-elle, aux défis digitaux du secteur.

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