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Le coronavirus va-t-il changer nos habitudes de paiements?

La part des paiements sans contact par carte de débit était de 8% chez Belfius fin 2019. Elle a grimpé à 10% en février et à 11% en mars. ©doc

Moins de retraits de cash aux distributeurs, moins de transactions par cartes, mais certes davantage effectuées "sans contact", les mesures de confinement nous forcent à revoir nos moyens de paiements, notent les quatre grandes banques du pays.

Pour l'instant, nous sommes dans l'ère du "pas le choix": grand nombre de magasins sont encore fermés, pas de repas au restaurant possibles et encore moins un petit voyage à l'étranger. Donc peu de raisons de faire chauffer sa carte de crédit. 

Le cash n'a pas la cote

Si le Belge n'a pas totalement arrêté de consommer, on constate certes une chute des transactions (tant par carte de crédit que de débit. Même topo pour la carte prépayée, ajoute la KBC) depuis le début du confinement. Auprès des clients d'ING, on parle d'un recul de 30 à 35%; recul qui aurait pu être plus important si la majorité des commerces ouverts n'avait pas privilégié le paiement par carte au cash.

ING note aussi une diminution des paiements non liés aux achats en magasins, comme les virements, les ordres permanents et les domiciliations. 

"La crise sanitaire bouscule les habitudes et les comportements de paiements tout en mettant en avant certains usages comme l’e-commerce, les cartes bancaires et le paiement sans contact."
BNP Paribas Fortis

Le cash aussi est délaissé. Les retraits aux distributeurs de tarissent de 57% chez ING, de 60% chez Belfius. Au sein de BNP Paribas Fortis, on évoque une chute de 50% depuis le début du confinement. Pourtant, si on se rend moins aux distributeurs, il semble que les montants retirés soient plus importants. Le retrait moyen des clients de BNP Paribas Fortis a progressé de 160 euros avant le confinement à 200 euros actuellement, contre 170 et 230 euros chez ING.

"La crise sanitaire bouscule les habitudes et les comportements de paiements tout en mettant en avant certains usages comme l’e-commerce, les cartes bancaires et le paiement sans contact", reconnait-on chez BNP Paribas Fortis.

Les achats sur internet ont en effet progressé. "Le nombre de paiements en ligne et d’achats mobiles dans le commerce électronique a progressé de 16% en mars par rapport aux chiffres enregistrés en février", précise-t-on au sein de Belfius.

Vive le "sans contact"

Le grand gagnant est en effet le paiement sans contact. On dénombre désormais une transaction sur 5 effectuée sans contact, là où on était à 1 sur 10 il y a encore un an. "La part des paiements sans contact par carte de débit est passée de 8% fin 2019 à 9% en janvier 2020, puis à 10% en février et à 11% en mars", remarque-t-on chez Belfius.

Worldline, le gestionnaire des réseaux de paiements, évoque le chiffre de 15% avant le confinement et de 20% pour le mois d'avril. Une progression enregistrée notamment grâce à la limite doublée à 50 euros des montants possibles sans contact.

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66% des Belges sont probablement prêts à choisir des paiements sans contact et à abandonner l’argent liquide pour des raisons sanitaires.

"Sur une journée représentative de la semaine, près d’une transaction sans contact sur deux a été effectuée dans les épiceries/supermarchés (45%). Les boulangeries s’accaparent 10% des paiements sans contact, 6% dans les pharmacies, même pourcentage pour les stations essence et 4% dans les boucheries/charcuteries", note-t-on chez BNP Paribas Fortis. Pour une de ces transactions sur 5, le montant payé sans contact était compris entre 25 et 50 euros. Toutes solutions confondues (Smartphone, smartwatch...), le montant moyen de 23,6 euros est évoqué au sein de la banque. 

©Via Bloomberg

Et demain...

Cette crise va-t-elle donc transformer nos habitudes de paiements? La banque N26 a sondé 10.000 adultes en Europe et aux États-Unis. Il ressort que 66% des Belges opteraient probablement pour des paiements sans contact et qu’ils abandonneraient l’argent liquide pour des raisons sanitaires, lit-on dans La Libre Belgique. 

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66% des Belges sont probablement prêts à choisir des paiements sans contact et à abandonner l’argent liquide pour des raisons sanitaires.

De leur côté, les spécialistes rappellent que l'évolution des paiements est en cours depuis des années. Cette crise pourrait certes avoir un impact, mais sera-t-il durable? Les commerçants vont-ils continuer à privilégier le paiement électronique? La question reste ouverte.

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