Le modèle Argenta séduit de jour en jour plus de clients

©wim kempenaers (wkb)

Fort de son business modèle unique, Argenta est vue comme l’une des banques les mieux capitalisées et la réduction des coûts n’est pas au programme. De quoi séduire le client.

"Nous sommes la banque que les autres banques souhaitent être, nous a dit un jour une banque d’affaires", déclare fièrement John Heller, CEO d’Argenta.

Malgré la crise financière qui a touché plusieurs institutions, il se targue de n’avoir perçu aucun euro de l’État. "Nous avons un business modèle rentable avec un cost income ratio stable à 51%", ajoute-t-il.

Cette stabilité du ratio est expliquée par la croissance des revenus. Les coûts restent également sous contrôle. "Il n’y a pas de grand programme de réduction des coûts chez Argenta", clame Heller en ajoutant que le contrôle des coûts est inhérent à la culture de l’enseigne.

"Même si nos revenus ne grimpaient pas, nous ne devrions pas réduire les coûts", insiste Marc De Moor, membre du comité de direction. Et pour cause, une équipe est dédiée à la lutte quotidienne contre le gâchis. Une particularité qui rapproche la gestion d’Argenta de celle du distributeur Colruyt.

À titre d’exemple, John Heller revient sur la gratuité des comptes et des retraits d’argent qui font la renommée de l’enseigne à la pomme. "Cela nous coûte annuellement 20 à 30 millions d’euros que nous offrons au client grâce à l’absence de grandes campagnes marketing."

Banque de l’année

Une stratégie qui, visiblement, fonctionne bien. Argenta n’a en effet de cesse d’être louée. "Bankshopper.be" et "Comparebanque.be" viennent de lui attribuer pour la troisième fois, depuis 2009, le titre de "Banque de l’année".

L’ASBL FairFin considère qu’Argenta est la banque qui investit le plus dans l’économie réelle. Enfin, l’agence Standard & Poor’s indique que la banque est probablement l’une des banques européennes les mieux capitalisées.

Autant d’éléments qui expliquent l’attrait d’Argenta, qui devient de plus en plus la première banque de ses clients.

En décembre 2009, plus de 409.000 familles étaient clientes monoproduit contre quelque 77.000 familles clientes multiproduits. Aujourd’hui, ces chiffres s’établissent respectivement à 390.000 et 130.000.

Au total, le portefeuille clients est passé de 1,208 million fin 2010 à 1,283 million. Quelque 31.000 clients sont venus s’ajouter cette année. "Nous avons vu des clients quitter les banques en difficulté pour venir chez nous. Néanmoins, la croissance de notre clientèle est aussi due à notre nouvelle stratégie", explique Marc De Moor.

Auparavant, Argenta offrait des produits d’épargne avec des moyens de paiements et des produits de crédits. La banque compte désormais aussi des assurances et des produits d’investissements.

La production est une autre particularité de la banque. "Nous sommes la seule enseigne à avoir un réseau d’agences tenu par des indépendants qui ne vendent que des produits Argenta. Cela renforce notre responsabilité dans la production", indique Heller.

Seule faiblesse reconnue par le CEO: la présence encore trop partielle en Wallonie. "Nous comptons 513 agences mais ne sommes pas encore satisfaits de notre présence en Brabant wallon. La présence dans la région luxembourgeoise, liégeoise et de Charleroi peut aussi encore augmenter", indique le CEO.

Appel à la sagesse

Enfin, autre défi qui attend Argenta comme les autres banques: la régulation.

"C’est difficile de se positionner. Cela fait 5 ans qu’ils discutent et nous n’avons aucune visibilité sur la question", indique John Heller.

Il appelle les autorités belges, européennes et mondiales à davantage de sagesse et à une vision à long terme. "On parle de scission de banques parce que scinder est un mot à la mode", conclut-il.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés