Le patron de la VRT n'ira pas chez Belfius

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Paul Lembrechts figurait dans la "short list" de ceux qui pouvaient espérer succéder à Jos Clijsters, dont le mandat arrive à échéance. Mais le patron de la VRT préfère se concentrer sur les défis à mener auprès du média public.

D’après plusieurs sources proches du dossier, Paul Lembrechts, administrateur délégué de la VRT, était un des candidats les plus sérieux au poste de président du conseil d’administration de la banque publique Belfius. Mais le principal intéressé, jusqu'ici discret sur la question, a fermement démenti auprès de VRT NWS qu'il pourrait quitter prochainement le service public flamand. "Il s'agit d'un moment crucial dans la préparation de notre nouveau contrat de gestion", a déclaré son porte-parole, Bob Vermeir. "Il n'est absolument pas question qu'il quitte la VRT."

Jos Clijsters arrive à la fin de son mandat en tant que président. Cet ex-banquier de Fortis est devenu CEO de l’ancienne Banque Dexia en septembre 2011. Début 2014, il a troqué cette casquette contre celle de président. Marc Raisière lui a succédé en tant que président de la direction.

Paul Lembrechts ©BELGA

La recherche d’un nouveau président du conseil a été lancée il y a plusieurs mois. Belfius a fait appel au chasseur de têtes Heidrick & Struggles. Dans l’intervalle, la liste de candidats potentiels s’est considérablement réduite. Paul Lembrechts (62 ans) faisait partie des candidats les plus sérieux sélectionnés pour la "short list". "Je ne ferai aucun commentaire. Ces rumeurs ne sont que de pures spéculations. Je prends note de ce que vous me dites, mais n’attendez aucune réaction de ma part", a-t-il répondu. Idem du côté de Belfius, d’où aucun commentaire n’a filtré. 

Au vu de sa carrière, il est logique que Lembrechts soit pris en considération. Il dispose d’une longue expérience, tant avec un actionnaire public que dans le secteur bancaire. Il a commencé sa carrière de banquier en 1995 à la Générale de Banque (Fortis Banque), pour rejoindre ABN Amro et ensuite le Crédit Professionnel (BKCP), où il a occupé plusieurs fonctions de direction et de management. Il a quitté BKCP après le projet de fusion de la banque avec Beobank (anciennement Citibank).

Mauvais moment pour la VRT

Si Lembrechts avait obtenu le poste, il aurait probablement dû quitter le boulevard Reyers, car ces deux mandats sont difficilement conciliables. Un éventuel départ qui tombe mal pour la VRT, car le nouveau gouvernement flamand a demandé au groupe de réaliser 12 millions d’euros d’économies à l’horizon 2024.

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millions
Son éventuel départ risque de tomber mal pour la VRT, car le nouveau gouvernement flamand a demandé au groupe de réaliser 12 millions d’euros d’économies à l’horizon 2024.

Avec la non-indexation de la subvention et l’augmentation des frais liés au vieillissement des collaborateurs, cet exercice s’annonce encore plus difficile et devrait représenter un montant de 40 millions d’euros à l’échéance. Cette situation crée beaucoup d’inquiétude.

Demain, le personnel de la VRT devrait manifester place des Martyrs, où est établi le siège du gouvernement flamand. L’an prochain, la radiotélévision publique flamande doit également négocier un nouveau contrat de gestion avec le gouvernement, le contrat actuel venant à échéance fin 2020. En novembre, la VRT avait proposé une note stratégique qui devra servir de base pour les négociations du futur contrat de gestion.

Belfius et son actionnaire public devront arrêter leur choix définitif avant la mi-février, car la Banque centrale européenne a besoin de deux mois pour évaluer si le candidat à la succession de Jos Clijsters est "fit and proper" – lisez "apte à assumer la fonction et irréprochable".  

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