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Le résultat de Dexia recule moins que prévu

La banque franco-belge a enregistré un bénéfice net de 248 millions d'euros en recul de 12,4% au 2e trimestre 2010 par rapport à la même période de l'exercice précédent. Le marché tablait sur un recul de 28%. Comme pas mal d'autres banques, Dexia fait donc mieux qu'attendu. Mais le marché n'apprécie guère...

Dexia continue à se transformer, cédant des participations, diminuant son portefeuille d’actifs et recentrant ses activités. Résultat : un bénéfice net meilleur qu’attendu par les analystes, mais qui ne réussit pas à convaincre les marchés.

Comme la plupart des autres banques européennes, Dexia a pu fortement réduire son coût du risque, qui s’élève à 126 millions d'euros au deuxième trimestre, au lieu de 265 millions le trimestre précédent, et 328 millions au deuxième trimestre 2009. Cette diminution s'explique principalement par une amélioration du risque de crédit en Turquie.

Par ailleurs, Dexia a tout de même provisionné 138 millions d’euros pour couvrir le risque lié au litige Ritro en Slovaquie. C’est la somme que le tribunal de première instance l’a condamnée à payer suite à la plainte d’un client professionnel. Même si Dexia a fait appel, elle a préférér jouer la prudence.

Ces résultats se dégagent de revenus en recul de 16,5% par rapport au deuxième trimestre 2009, qui s’établissent à 1.371 millions d’euros. Ils comprennent des plus-values de cession pour 153 millions d’euros, notamment grâce à la vente de la participation de Dexia dans l’électricien SPE et à celle de Dexia Epargne Pension.

L'activité de banque de détail et commerciale est en progression, avec 717 millions d'euros de revenus, mais surtout un résultat avant impôts de 187 millions d'euros, en nette amélioration par rapport à la même période en 2009.

Les services financiers au secteur public et le financement de projets évoluent eux de manière contrastée en termes de revenus, avec une rentabilité stable par rapport au deuxième trimestre 2009. Dans le financement du secteur public, Dexia a choisi de se recentrer sur ses principaux marchés, et ses engagements à long terme fléchissent. Dans le financement de projets, par contre, la production à long terme a quasiment doublé au premier semestre, pour atteindre 806 millions d'euros). Et ensemble, la rentabilité de ces deux métiers est stable par rapport au deuxième trimestre 2009.

Par contre, Dexia n’a guère réussi à faire reculer ses frais généraux, qui  s’établissent à 874 millions d’euros, contre 875 millions pour la même période en 2009. Dexia précise qu’ils ont été défavorablement influencés par les taux de change du dollar canadien et de la lire turque, ainsi que par les coûts liés au développement commercial, en particulier en Turquie.

Le groupe souligne aussi l’amélioration de sa situation de liquidité, qui lui a permis de sortir complètement du système de garantie des Etats, fin juin.

Il faut dire que Dexia a fortement réduit la taille de son bilan, et donc ses besoins de financement: il a vendu pour 20,3 milliards d’obligations et de prêts au secteur public entre la fin décembre 2009 et le 2 août dernier. Cela l'a aidé à réduire son besoin de financement à court terme de 22 milliards au premier semestre 2010.

Ses ratios de solvabilité s'établissent à 12,2% pour le ratio Tier 1, et à 11,3% pour le ratio core Tier1.

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