Le secteur financier belge est plus robuste qu'avant

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Les tests de résistance du FMI confirment que les banques et les compagnies d’assurances belges sont capables de supporter des chocs importants.

Selon le Fonds monétaire international (FMI), le secteur financier belge est devenu plus robuste ces dernières années. Les banques et les compagnies d’assurances belges sont aujourd’hui capables d’absorber des risques ou des chocs macrofinanciers. Elles ont ainsi renforcé et réduit leurs bilans. Des résultats accueillis favorablement par la Banque nationale de Belgique (BNB). 

Cet examen quinquennal du secteur financier belge, réalisé par le FMI dans le cadre du PESF (Programme d’évaluation du secteur financier), est un test prévu pour les pays présentant un secteur financier d'importance systémique, comme la Belgique.

Défis et recommandations

Parallèlement à cette évaluation globalement positive de la santé du secteur financier belge, le FMI attire également l’attention sur certains défis à relever.

Il pointe ainsi des vulnérabilités potentielles du secteur de l’immobilier résidentiel belge, qui tiennent à la conjoncture économique favorable actuelle. Le FMI constate notamment une hausse des prêts hypothécaires accordés. Le Fonds monétaire international relève par ailleurs l’augmentation du taux d’endettement des ménages belges.

Le FMI exprime son soutien à l’exigence macroprudentielle complémentaire de fonds propres proposée par la Banque nationale.
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Pour ces raisons, il exprime son soutien à l’exigence macroprudentielle complémentaire de fonds propres proposée par la Banque nationale. Cette mesure doit faire en sorte que les banques renforcent leurs coussins de fonds propres destinés à absorber les éventuelles pertes qu’elles subiraient sur leur portefeuille de crédits hypothécaires.

Afin de pouvoir anticiper efficacement les évolutions macroprudentielles, le FMI suggère en outre également de simplifier les procédures décisionnelles relatives à des mesures macroprudentielles. Cette recommandation continuera à être analysée par la Banque nationale.

Union bancaire

Le FMI s’intéresse par ailleurs aussi au développement d’une union bancaire européenne. Selon l'organisation internationale, aussi longtemps que l’union bancaire européenne ne sera pas achevée (il n’existe ainsi toujours pas de mécanisme européen de garantie des dépôts), le contrôle prudentiel au niveau d’un groupe bancaire européen devra accorder suffisamment d’attention prudentielle aux filiales d’importance systémique de ce groupe.

Il s’agit d’un point essentiel pour la Belgique, dans la mesure où un certain nombre de filiales d’importance systémique occupent une position-clé au sein du secteur financier. Dans ce contexte, le FMI souligne également la nécessité, pour les filiales, de détenir suffisamment de fonds propres et de liquidités durant la période transitoire qui mènera à une union bancaire complète.

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