Les actionnaires applaudissent le dividende intérimaire de KBC

©Paul O'Driscoll

Le bancassureur a dégagé un bénéfice net de 1,1 milliard d'euros sur les six premiers mois de l'année, soit très légèrement moins qu'il y a un an et, surtout, mieux que prévu. Le groupe maintient, par ailleurs, son dividende et versera une tranche intérimaire de 1 euro par action en novembre prochain.

Le 18 novembre prochain, les actionnaires de KBC auront droit à une avance pour le compte de l'exercice 2016. Le groupe bancaire versera pour la première fois de son histoire un dividende intérimaire de 1 euro brut par action. Dans le courant 2017, un dividende final sera proposé après l'assemblée annuelle des actionnaires.

La nouveauté réside dans le fait que KBC versera désormais en novembre un dividende intérimaire de 1 euro en numéraire par an à titre d'avance sur le dividende final.
Johan Thijs
CEO de KBC Groupe

→ Pourquoi un dividende intermédiaire? Trois raisons
"Financièrement, nous sommes bénéficiaires et avons les moyens de distribuer un dividende intermédiaire. Cela permet aussi un cash flow plus stable pour l'actionnaire. Psychologiquement, c'est un signal au marché de notre confiance dans la rentabilité du groupe car les dividendes viennent de nos bénéfices." (Johan Thijs, CEO)

 

Et si KBC confirme ainsi sa politique de distribution d'un dividende d'au moins 50% du bénéfice consolidé, c'est en partie grâce à la bonne tenue de ses comptes lors d'un deuxième trimestre 2016 meilleur que prévu. Toutes activités confondues, le bénéfice net s'affiche à 721 millions d’euros, soit plus que les 590 millions espérés par les analystes et également plus que les 666 millions d’euros du deuxième trimestre 2015.

 

721 millions €
Dans le détail, les 721 millions d'euros de bénéfices du deuxième trimestre se décomposent comme suit: 371 millions en Belgique, 191 millions en République tchèque, 123 millions pour la division Marchés internationaux et 37 millions pour le Centre de groupe.

Le volume de prêts a progressé en Belgique (+1%), en République tchèque (+2%), en Slovaquie (+3%) et en Bulgarie (+3%) et les clients ont augmenté leurs dépôts partout (+5% en Belgique), précise KBC. Toujours au deuxième trimestre, les primes encaissées sur les produits d'assurance non-vie sont en hausse de 2%, même si les déclarations de sinistre ont augmenté de 6% en raison notamment des inondations.

Merci Visa

Notons que le solide bénéfice dégagé au deuxième trimestre profite de la vente des actions Visa Europe. Une opération qui a permis à la banque d'engranger 84 millions d'euros après impôts. Le total des revenus de KBC au deuxième trimestre a donc augmenté de 11% en glissement trimestriel grâce au gain unique découlant de la cession des actions Visa Europe. Abstraction faite de ce gain, le total des revenus a augmenté de 5%.

Les résultats opérationnels du bancassureur se sont également placés au-dessus des attentes des analystes. En dépit de l'environnement actuel de faibles rendements et de persistance des taux bas, les revenus nets d’intérêts se sont élevés à 1,07 milliard d'euros, soit un petit peu mieux que les 1,06 milliard attendus. Ils sont restés stables en comparaison trimestrielle. En rythme annuel, ils se sont contractés que de 2% en rythme annuel.

KBC remarque que ses volumes de prêts et de dépôts "se sont à nouveau inscrits en hausse au deuxième trimestre, ce qui témoigne de la confiance" de ses clients. Le groupe "peut continuer de se targuer de positions de solvabilité et de liquidité très saines, comme en témoignent non seulement les ratios actuels, mais également les résultats du test de résistance de l'ABE (Autorité bancaire européenne) publiés en juillet", s'est félicité le patron de KBC, Johan Thijs, cité dans un communiqué.

Les nuages ne sont pas très loin

La direction du bancassureur n'a cependant pas caché ses inquiétudes sur la faiblesses des taux d'intérêt en Europe. "Si cette phase de faibles taux devait perdurer, la rentabilité à long terme des banques, et notamment des assureurs, serait soumise à de fortes pressions", affirme-t-il, évoquant également "les craintes entourant le secteur bancaire dans certains pays".

Il estime aussi que le vote britannique en faveur d'un départ de l'Union européenne "aura une incidence négative sur la reprise économique dans la zone euro, en mettant notamment en lumière une importante source de fragilité, à savoir la faiblesse relative de la croissance des investissements".

→ Pour plus d'informations: le communiqué de KBC

L'action KBC gagnait 4,67% à 50,45 euros dans les premiers échanges à la Bourse de Bruxelles. C'est l'une des plus fortes hausses de l'indice européen Stoxx 600.

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