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Les banques européennes en rebond grâce à HSBC

©AFP

Le secteur bancaire européen signe l’une des plus fortes progressions du Stoxx 600 grâce aux résultats de HSBC, la remontée des banques italiennes et l’issue des élections brésiliennes.

Le secteur bancaire européen  s’est repris ce lundi. Il signe l’une des meilleures progressions du Stoxx 600  , juste après les valeurs automobiles  avec une progression de 1,94%. HSBC  a connu l‘une des meilleures performances grâce à ses résultats trimestriels. Le géant bancaire a amélioré ses bénéfices au troisième trimestre, grâce à la maîtrise de ses coûts et ses solides activités en Asie. Le titre a gagné 4,76% à la Bourse de Londres. L’indice FTSE des banques britanniques  , en hausse de 3,43%, a signé sa meilleure performance journalière sur l’année.

Le bénéfice avant impôt d’HSBC a grimpé de 16% sur un an au troisième trimestre à 6,19 milliards de dollars, battant les attentes des analystes qui l’annonçaient à 5,73 milliards de dollars. La première banque européenne en termes d’actifs a renoué avec la croissance après des années de restructuration. Ses coûts élevés ont pesé sur ses profits ces derniers trimestres, et les analystes estiment que la hausse du cours de l’action restera limitée tant que la banque ne parviendra pas à afficher un rythme de croissance des revenus supérieur à celui de ses coûts. Mais John Flint, le patron d’HSBC depuis février, estime que son groupe est bien parti pour atteindre cet objectif d’ici la fin de l’année.

Des signes d’apaisement

Santander, qui dispose d’une forte présence en Amérique latine, a gagné 2,55% après l'élection de Jair Bolsonaro au Brésil. ©REUTERS

Les autres banques européennes se distinguent également, en particulier les institutions italiennes et espagnoles.

Les banques italiennes ont progressé après la décision vendredi de l’agence de notation S&P Global Ratings d’abaisser ses perspectives pour l’Italie en négatif et de maintenir sa note de crédit inchangée sur sa dette, juste deux niveaux au-dessus de la catégorie "spéculative". De plus, le ministre italien de l’Economie explore des mesures à prendre pour soutenir les banques en cas de besoin, selon une source au gouvernement, ce qui reflète les inquiétudes de la coalition au pouvoir sur l’impact de l’envolée des rendements de la dette souveraine sur les établissements de crédit du pays.

Le secteur européen des banques reste toujours à la traîne par rapport aux banques américaines.

Les banques italiennes, qui détiennent 378 milliards d’euros de dette du pays, doivent faire face à une forte hausse des rendements de la dette d’Etat ces derniers temps, en réaction au niveau élevé du déficit budgétaire prévu pour 2019. Selon la même source, le président du conseil Giuseppe Conte a demandé au ministre de l’Economie Giovanni Tria de préparer d’éventuelles mesures pour aider les banques si nécessaire. UBI  a gagné 4,08% Banco BPM  5% et Unicredit  4,32%.

> Lire notre portrait du ministre italien de l'Economie: Giovanni Tria, l'équilibriste ambigu

Les banques espagnoles ont également tiré leur épingle du jeu en réaction à l’élection de Jair Bolsonaro, le candidat d’extrême droite, à la présidence du Brésil. Santander  , qui dispose d’une forte présence en Amérique latine, a gagné 2,55%.

Encore des incertitudes

Toutefois, le secteur européen des banques reste toujours à la traîne par rapport aux banques américaines. L’indice Stoxx 600 des banques recule de 22% depuis le début de l’année, alors que le S&P 500 Banks perd 7% sur la même période. Mais depuis 5 ans, l’indice européen n’a avancé que de 3% alors que l’américain a pris plus de 94%.

HSBC n’est pas à l’abri d’une rechute. Dickie Wong, analyste de Kingston Securities, prévient que les activités de prêts de la banque pourraient être pénalisées par le ralentissement du marché immobilier hongkongais, alors que les principales banques de la ville ont été contraintes fin septembre de relever leurs taux sous l’influence de l’autorité monétaire de Hong Kong et la Réserve fédérale américaine. HSBC, dont l’essentiel de la hausse des bénéfices provient de l’Asie, pourrait également subir les effets du ralentissement économique chinois, alors que les derniers chiffres économiques du pays préoccupent les marchés.

Les banques européennes doivent également se préparer au retrait de la Banque centrale européenne du marché obligataire d’ici la fin de l’année. Celle-ci rachète encore de la dette, notamment italienne, mais les banques vont devoir prendre le relais alors que la dette italienne risque d’être dégradée en raison du bras de fer entre l’Italie et l’Union européenne sur le budget du pays.

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