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Les courtiers d'assurance sont toujours bien là

©ISTOCK

La fin du courtage est régulièrement annoncée mais, dans les chiffres, il n’en est rien. Au contraire, les ventes d’assurances par le canal du courtage ont tendance à augmenter.

Certains disent les courtiers d’assurance condamnés à disparaître mais, jusqu’à présent, cela ne se vérifie pas dans les chiffres. Au contraire, ils représentent 50% de la distribution des produits d’assurance-vie et non-vie en Belgique, selon les chiffres fournis par la fédération qui les représente, Feprabel.

Sur les 27 milliards d’euros de chiffre d’affaires réalisés en 2017 (derniers chiffres disponibles, compilés par l’association sectorielle Assuralia), l’exacte moitié des primes encaissées l’a été par l’intermédiaire du courtage. Un chiffre en hausse de 3,1% par rapport à l’année précédente et en augmentation légère mais régulière au cours des dix dernières années, comme l’indique le graphique:

©Mediafin

Loin derrière, on trouve les réseaux d’agents exclusifs (liés à un seul assureur) et les bancassureurs (des banques qui vendent aussi des produits d’assurance), regroupés car tous deux ne font pas jouer la concurrence. Cet ensemble représente 29,7% des ventes, en baisse de 4,7% d’une année sur l’autre.

Le recul s’explique en particulier par la baisse des ventes d’assurances-vie individuelles, les produits à rendement garanti (branche 21) se vendant bien moins qu’auparavant avec la faiblesse persistante des taux d’intérêt de référence. Assuralia a toutefois observé une reprise des ventes en 2018, surtout en branche 23 (fonds d’investissement sans garantie) mais également pour les produits à taux garantis.

Le reste des assurances vendues en Belgique (20,3%) est le fait des assureurs directs, en progression de 1,6% sur un an et stable depuis 10 ans. Ceux-ci écoulent leurs produits sans réseau de distribution, à l’image du plus important d’entre eux, Ethias.

"La Belgique est historiquement un pays de courtiers, fait valoir Patrick Cauwert (Feprabel), porte-parole des courtiers francophones. C’est bénéfique pour le consommateur en termes d’offres et de liberté de choix. Forts de leur position indépendante, les courtiers d’assurances aiguisent considérablement la concurrence entre les compagnies." Voilà pourquoi, selon lui, le courtier se maintient bien.

Un peu plus jeunes…

Patrick Cauwert se félicite par ailleurs que le monde du courtage montre des signes de rajeunissement, à en croire une enquête du consultant Benthurst & Co. "Par rapport à 2016, le groupe des courtiers de moins de 40 ans est passé de 12% à 20%."

Cela dit, la pyramide des âges des courtiers ne se caractérise pas en priorité par la jeunesse: 20% des courtiers ont moins de 40 ans, 24% entre 40 et 49 ans, 35% de 50 à 59 ans et 21% ont 60 ans ou plus. Le "rajeunissement" est donc relatif.

La même enquête n’en pointe pas moins une forte hausse du nombre de courtiers envisageant de remettre leur bureau. Ils sont 52% (434 courtiers sondés) à y songer, 2,5 fois plus qu’en 2016. Une tendance qui colle avec la consolidation dans le secteur: de grands bureaux rachètent de plus petites affaires.

Mais ici aussi, il y a matière à relativiser: en 2018, 50% des courtiers ont réalisé un chiffre d’affaires annuel inférieur à 200.000 euros.

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